Bob McDuff compte imposer «ses conditions»

Baseball et softball12 years ago197 Views

Revue de presse

Louis-Simon Gauthier, Le Nouvelliste, le 3 septembre 2014

bob McDuff

(Trois-Rivières) Délégué par l’ancien président Jean-François Picard pour assurer la succession de Marie-Christine Boucher, le directeur général des Aigles de Trois-Rivières, Bob McDuff, assure qu’il est prêt à revenir pour une deuxième saison, mais pas dans les mêmes conditions. Il a déjà manifesté son intérêt aux cinq actionnaires du club de la Ligue Can-Am et espère une réponse positive d’ici la mi-septembre.

Photo ci-dessus : Bob McDuff a aimé son expérience de la dernière saison, mais les actionnaires des Aigles devront lui verser un salaire en 2015 s’ils désirent qu’il voie encore à la bonne marche du secteur administratif de leur organisation. (PHOTO: FRANÇOIS GERVAIS LE NOUVELLISTE)

«Je ne pensais jamais que ça pouvait être aussi prenant que ça. Mes journées commençaient vers 5 h 30 et se terminaient rarement avant minuit lors des matchs à domicile. J’ai beaucoup aimé cette expérience, mais ça devenait lourd à porter à la fin», a-t-il avoué au Nouvelliste.

Homme d’affaires avantageusement connu dans la région, McDuff n’a reçu aucun salaire pour toutes ces heures passées au bureau administratif ainsi que dans les couloirs du stade Fernand-Bédard. En fait, la seule dépense remboursée fut son cellulaire de travail. «J’ai acheté mes chandails et tout le reste qui était nécessaire à mon poste de DG. Mon retour à la table des dirigeants dépendra de la réponse des propriétaires face à mes demandes.»

Le président des Aigles, le hockeyeur Marc-André Bergeron, ainsi que le reste du groupe (Emmanuel Turcotte, Michel Côté, Éric Gagné et le commissaire de la ligue Miles Wolff) se retrouvent donc en négociations avec leur directeur général. Après le départ chez Hockey Canada de Marie-Christine Boucher il y a un an, l’organisation pourrait de nouveau perdre l’une de ses principales têtes dirigeantes après seulement une saison. «Je connais les limites financières du club, or je ne recherche pas un salaire exorbitant. Mais compte tenu du progrès réalisé cette année, je pense mériter un certain montant. Juste pour dire que je ne travaille pas dans le vide.»

D’octobre 2013 à mars 2014, Bob McDuff siégeait seul dans les bureaux administratifs du parc de l’Exposition. Il aimerait miser sur au moins un, sinon deux adjoints pendant cette période. Ce critère primera dans les négociations avec Bergeron et le reste du clan. «À Noël et au jour de l’An, j’ai traduit en anglais les documents corporatifs de notre partenaire Purolator! Ça me faisait plaisir, mais d’un autre côté, ce sera difficile de poursuivre sur cette lancée sans recevoir davantage d’appuis.»

La balle est donc dans le camp des actionnaires dans ce dossier.

Bilan encourageant
Sur le terrain, les Aigles ont raté leur objectif de début de saison en terminant l’année à 18 matchs d’une place en séries éliminatoires. Dans les bureaux cependant, les dirigeants ont dressé un bilan encourageant de cette deuxième campagne dans la Ligue Can-Am.

Appelé à commenter les derniers mois d’activités hier matin au stade, le DG s’est prêté à l’exercice avec enthousiasme, entouré par son gérant Pierre-Luc Laforest, le directeur des opérations René Martin ainsi que le lanceur vedette Matthew Rusch, qui avait déjà confirmé son retour dans l’uniforme rouge et blanc pour 2015.

«Nous nous étions fixé une moyenne de 2000 spectateurs par match, mais compte tenu des difficultés du club, se situer autour de 1600, c’est très encourageant. Dans la dernière semaine, nous avons enregistré à trois reprises des foules de plus de 3000 personnes, même si nous étions éliminés», note McDuff.

Il a par ailleurs rappelé qu’avec 72 543 entrées cet été, les Oiseaux avaient attiré davantage d’amateurs que lors de leur première saison (70 665).

L’équipe a néanmoins perdu sur la moyenne de spectateurs par match (1612 contre 1643), bien qu’elle ait bénéficié de deux soirées de plus par rapport à 2013 (45 contre 43).

En ce qui a trait au bilan financier, il ne sera pas rédigé «à l’encre noire», avise le DG, mais tous demeurent confiants que les pertes pour cette année ne dépassent pas les 100 000 $.

«Nous avons plus de spectateurs, mais les ententes avec nos partenaires corporatifs sont aussi plus avantageuses. On en connaîtra davantage sur le bilan financier d’ici quelques jours. Nous n’avons pas encore les chiffres finaux. Somme toute, il s’agit d’un important pas en avant, surtout si on prend en considération que nous formions une toute nouvelle équipe dans les bureaux.»

Optimiste pour les années à venir, Bob McDuff a même suggéré qu’avec une formation compétitive, il serait possible d’atteindre le seuil de rentabilité dès 2015. Il a conclu en remerciant la soixantaine de personnes ou d’entreprises qui ont déjà en leur possession des billets de saison en vue de l’an III.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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