Revue de presse
Maurice Dumas, Le Soleil, le 5 juin 2010
(Québec) (Québec) Le voltigeur Sébastien Boucher a reçu une méchante claque derrière la tête au printemps 2009. Il a été libéré à la toute fin du camp d’entraînement des Orioles de Baltimore. Cette décision a d’ailleurs surpris bien des observateurs du monde du baseball.
Il a été remercié au moment où il croyait avoir un pied dans le baseball majeur. Il avait fait sa marque aux niveaux AA et AAA pendant les trois saisons précédentes. Le choc a donc été brutal et cruel. «J’ai traîné cette déception pendant toute la saison dernière», confesse-t-il.
Photo ci-dessus : Encore hier soir, Sébastien Boucher a été un des artisans de la victoire des Capitales y allant de trois coups sûrs en quatre visites à la frappe comptant deux fois en plus de produire trois points. Chez les autres Québécois de l’équipe, Patrick Deschênes a terminé la rencontre avec 2-en-3 et Patrick D’Aoust avec 1-en-2. Deschênes a produit un point, D’aoust deux. (Photo : Photothèque Le Soleil, Yan Doublet.)
Le baseballeur de Gatineau s’est joint aux Capitales à la fin du mois de juin 2009, mais il ne s’est jamais vraiment mis en marche. Il a bouclé la saison régulière avec une faible moyenne au bâton de ,227 pour ensuite connaître de meilleurs moments pendant les séries éliminatoires.
Les gens des Capitales ont vu un Sébastien Boucher différent pendant le dernier camp d’entraînement. Il a cogné la balle d’aplomb pour retrouver cette confiance essentielle à la réussite dans le sport.
«J’ai décidé de regarder devant moi et de ne plus me casser la tête avec le passé, précise-t-il. J’ai les idées plus claires et je suis dans un meilleur état d’esprit. Dans le fond de moi-même, je pense encore à un retour dans le baseball affilié. Tant mieux si ça se produit, mais je n’en ferai pas un drame si cette opportunité ne se représente pas.»
En plus d’éparpiller les coups sûrs aux quatre coins du terrain, le voltigeur de 28 ans continue de briller en défensive et de voler des buts. Il peut procurer des victoires à son équipe avec son bâton, son gant, son bras et ses jambes. «Il possède tous les outils qu’on recherche chez un joueur de baseball, se réjouit le gérant Patrick Scalabrini. La saison dernière n’était qu’un accident de parcours. Il a connu du succès partout où il est passé.»
L’an dernier, Michel Laplante a patienté avec Sébastien Boucher parce qu’il accomplissait beaucoup de petites choses sur le terrain qu’on ne trouve pas dans un sommaire de baseball. Tout le monde chez les Capitales souhaitait le retour de ce frappeur gaucher, en 2010. Cet intérêt était réciproque.
Si un joueur ne peut évoluer dans le baseball affilié, c’est à Québec qu’il doit s’arrêter, dit-il. Pour redécouvrir le plaisir de jouer au baseball dans une belle ambiance.»
Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.








