«J’ai perdu la fin de ma saison» – Jonathan Paquet

Revue de presse

Simon Cliche, Le Journal de Québec, le 11 mai 2011

Jonathan Paquet En plus de devoir prouver sa valeur à l’entraîneur des Wildcats de l’Université du Kentucky, l’artilleur Jonathan Paquet a dû composer avec un mauvais diagnostic médical.

Après avoir été traité au bras par les médecins du Kentucky pendant un mois, Paquet a dû revenir à Québec pour se faire dire que l’origine de son mal se situait plutôt au niveau du cou.

Photo ci-dessus : Jonathan Paquet a réussi à gagner la confiance de l’entraîneur des Wildcats de l’Université du Kentucky. Photo François Paquet)

«Mon mal persistait et, lorsque je suis revenu, je suis allé voir le physiothérapeute Jean-Philippe Boivin, en qui j’ai confiance. Il a immédiatement détecté que j’avais un nerf coincé dans le cou. Il a donc traité la source du mal et mon bras s’améliore. C’est dommage parce que ça m’a fait perdre la fin de ma saison», a soupiré celui qui passera l’été dans l’uniforme des Diamants de Québec.

À Lexington, dans la NCAA, l’ancien choix de 22e ronde des Phillies de Philadelphie a maintenu une moyenne de 4,76 avec dix retraits au bâton en 11,1 manches.

«J’ai d’abord dû gagner la confiance de l’entraîneur. Même si j’ai été repêché et que j’ai participé au championnat mondial junior, à ses yeux, je n’étais qu’un petit Canadien. J’étais comme un Mexicain se pointant au Québec pour jouer au hockey.

«Au baseball universitaire américain, l’entraîneur est d’abord payé pour gagner et sa patience envers les recrues comme moi était limitée. Au total, j’ai effectué quatre ou cinq sorties et ça s’est bien passé. Je lui ai montré que je savais lancer.»

Calibre relevé
Paquet et les Wildcats s’alignent au sein de la conférence Southeastern (SEC), la plus relevée aux États-Unis.

«Dans notre conférence, nous avons Vanderbilt et Florida, semées première et deuxième dans la NCAA. Ce n’est pas rare d’affronter des frappeurs d’une trentaine de coups de circuit et des lanceurs avec des rapides de 100 mph. Dans mon cas, le plus important est d’avoir gagné la confiance de l’entraîneur et de lui avoir montré que je n’avais pas peur des défis. Ça s’annonce donc bien pour l’an prochain», estime celui dont la balle rapide flirte avec les 91 mph.

En attendant que son bras revienne en pleine santé, Paquet agira à titre de frappeur désigné, chez les Diamants.

«Ça fait trois ans que je n’ai pas tenu un bâton dans mes mains. Ça fait donc tout drôle de me retrouver de ce côté du marbre. La balle arrive plus vite et bouge davantage qu’il y a quelques années. J’aurai donc besoin d’une période d’adaptation.»

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault

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