Revue de presse
Propos de Russell Martin recueillis par Nicolas Dupont avec la collaboration d’Ivan Naccarata, RDS.CA, le 12 mai 2011
Bonjour à tous, je suis très heureux de joindre l’équipe de collaborateurs du RDS.ca. Tout au long de la saison, j’aurai l’occasion de vous entretenir sur ce qui se passe dans l’univers des Yankees et sur divers sujets touchant le baseball.
Depuis mon arrivée dans le Bronx, les choses se déroulent plutôt bien. J’adore la ville, l’équipe et je suis passablement satisfait de mon rendement au sein des Yankees. Il faut dire que j’ai eu amplement le temps de bien me préparer au cours de la saison morte. Comme vous le savez, la saison 2010 s’est terminée abruptement pour moi alors que je me suis infligé une importante déchirure à la hanche de côté droit, au début du mois d’août.
Afin de revenir plus fort, un de mes amis personnels, en l’occurrence Gabriel Rossi, m’a présenté Jonathan Chaimberg, un entraîneur d’arts martiaux mixtes renommé pour avoir œuvré avec Georges St-Pierre pendant un certain temps. Considéré comme l’un des meilleurs de sa profession au Canada, il m’a imposé un entraînement où la performance serait au cœur de chacune des séances. Je recherchais quelque chose d’unique et je dois avouer que ça répond spécifiquement à mes besoins.
Avant d’aller plus loin, j’aimerais informer que Jonathan Chaimberg possède son propre gym à Montréal qui se nomme Adrénaline Performance Center.
En m’associant avec Chaimberg, je désirais être plus explosif, plus rapide et plus agile. En tant que receveur, c’est d’une grande importance de se trouver au sommet de sa forme, autant physique et mentale. Lorsque je me retrouve derrière le marbre, je participe à chaque décision du match; il faut donc que je sois alerte en tout temps et que mon focus soit à son meilleur. Je suis satisfait de mes débuts avec les Yankees, mais il s’agit d’une longue saison. C’est pourquoi je compte bien continuer à m’entraîner fort et de manière constante. Ça tombe bien, j’adore cette forme d’entraînement qui me pousse constamment à me surpasser.
Enfin, ça me donne la chance de passer du temps avec mes bons amis Ivan Naccarata et Gabiel Rossi, qui sont en quelque sorte mes partenaires d’entraînement. C’est très motivant.
Comme je mentionnais plus tôt, la saison de baseball est encore très loin d’être terminée et s’il y avait une chose que j’aimerais améliorer, c’est ma constance au bâton. Je sais que j’ai ce qu’il faut pour arriver à devenir un meilleur frappeur. Avec les Yankees, nous pouvons compter sur un excellent entraîneur des frappeurs (Kevin Long) qui ne se gêne pas pour nous le faire savoir lorsque quelque chose cloche. Jusqu’ici, il n’a rien corrigé avec moi. En fait, il m’a dit de ne rien tenter ou de ne rien changer puisqu’il trouvait que mon élan était bon. Frapper, c’est davantage mental que physique et c’est pourquoi je tente de garder les choses simples. Actuellement, je cogne la balle à tous les champs et avec autorité. Malheureusement, il arrive que des balles bien frappées tombent dans le gant d’un voltigeur. Si je garde la même approche d’ici la fin de la saison, tout devrait bien aller.
Un rêve de jouer à New York
Lorsque j’ai décidé de me joindre aux Yankees, je savais que ce serait spécial. Dans un premier temps, il s’agit de l’équipe la plus prestigieuse du baseball majeur, mais en signant ici, je savais que j’allais côtoyer des joueurs d’exception.
Plus jeune, je vouais une admiration pour Mariano Rivera. Lors des Séries mondiales remportées par les Yankees à la fin des années 90, je l’observais et je trouvais tellement qu’il était dans une classe à part. Après avoir dirigé ses lancers lors de son premier sauvetage de la saison, et que je lui ai donné la balle après le dernier retrait, j’étais évidemment impressionné, mais j’étais davantage reconnaissant d’avoir pu lui servir de receveur.
Il s’agissait de mon deuxième contact avec Rivera. À l’occasion du Match des étoiles présenté à l’ancien Yankee Stadium en 2008, je l’avais affronté… et j’avais obtenu un simple.
La technologie m’aide beaucoup
Plusieurs personnes me demandent s’il est difficile de s’adapter à la Ligue américaine, où l’on fait la connaissance d’une nouvelle horde de lanceurs et de frappeurs. Pas tellement, mais disons simplement que la technologie nous simplifie les choses.
En effet, depuis quelques années, nous pouvons nous fier sur une technologie vidéo ainsi que sur des statistiques graphiques qui nous permettent d’apprendre beaucoup plus aisément les tendances des lanceurs et des frappeurs. À l’approche d’un match, je vais toujours m’asseoir dans la salle vidéo afin de visualiser les mécaniques et pour travailler sur le timing du lanceur que je vais affronter.
Avant une série contre une équipe, je reçois des graphiques historiques contre un lanceur que j’ai déjà affronté pour voir où il préfère me lancer la balle. Sur le graphique, je peux aussi voir là où je frappe la balle avec succès et là où le lanceur a tendance à me retirer. Il faut donc que je me prépare en conséquence.
La même chose s’applique aux frappeurs adverses. Je dois mémoriser leurs faiblesses que j’exploite lors du match. C’est un nouveau défi pour moi, c’est certain!
Tourner la page sur les Dodgers
Bien que je ne suis plus un membre des Dodgers de Los Angeles, j’ai gardé contact avec mon bon ami Andre Ethier ainsi qu’avec la plupart de mes anciens coéquipiers. D’ailleurs, lorsque j’ai signé mon contrat avec les Yankees, ils ont été nombreux à me féliciter et à me souhaiter la meilleure des chances.
Andre et moi, nous nous parlons de temps en temps, mais disons que nous profitons davantage de la saison morte pour resserrer nos liens. Il habite en Arizona, endroit où je viens de m’acheter une maison. Ce sera plus facile de se côtoyer de cette manière; nous en profiterons pour effectuer nos pratiques au bâton ensemble.
Je ne suis pas surpris qu’Andre ait connu cette belle séquence de 30 matchs avec au moins un coup-sûr. Il est un frappeur naturel et je suis convaincu qu’il a ce qu’il faut pour être un frappeur d’impact dans les majeures. C’est un guerrier qui prend son emploi à cœur et qui déteste amèrement perdre.
Un choc de voir les Dodgers sous tutelle
Les Dodgers sont une organisation de première classe. Aucun des joueurs ne s’attendait à voir cette équipe sous tutelle, comme ce fut le cas avec les Expos. C’est honteux de voir ce qui se passe actuellement à Los Angeles.
Heureusement, les joueurs sont assez intelligents pour ne pas se laisser déconcentrer par ces problèmes de propriétaires. Quand une telle chose survient, les joueurs doivent se regrouper et performer pour les partisans. C’est selon moi ce qui importe le plus.
Le monde du baseball a été ébranlé quand cette nouvelle est tombée il y a quelques semaines. J’espère simplement que le dossier se réglera rapidement.
Match des étoiles : je compte sur votre appui
En terminant, j’aimerais faire appel à vous, mes fans québécois, afin d’obtenir mon invitation pour le match des étoiles, qui sera présenté le 12 juillet prochain en Arizona. Pour y arriver, je vous invite à suivre ce lien et de cocher mon nom comme receveur dans la Ligue américaine. Vous pouvez voter jusqu’à 25 reprises.
Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.








