Revue de presse
Jean-François Plante, Le Droit, le 17 juillet 2015
Joël Sebastian devait se pincer avant de jouer son premier match professionnel en carrière jeudi soir.
Il faisait beau, il y avait plus de monde qu’à l’habitude dans le stade Raymond Chabot Grant Thornton. Plusieurs parents et amis étaient parmi la foule de 2891 spectateurs pour partager son précieux moment. Dans le vestiaire, le Gatinois était entouré de joueurs expérimentés. Certains avaient même joué dans les Ligue majeures.
« Ils ont tous été repêchés et ils ont tous joué du gros calibre. J’essayais d’apprécier le moment », a dit le joueur étoile du Hull-Volant de Gatineau venu en aide aux Capitales de Québec, handicapés par les blessures et l’absence de trois joueurs qui participent aux Jeux panaméricains.
Photo ci-dessus : Joël Sebastian a été blanchi en quatre présences au bâton. (ETIENNE RANGER, LE DROIT)
Pour casser la glace, son entraîneur Pat Scalabrini l’a inséré au neuvième rang du rôle des frappeurs. Il n’avait pas de position assignée sur le terrain. Il était le frappeur désigné. Il a cependant mordu la poussière au bâton. Il a été blanchi en quatre présences, mais il n’a pas été le seul joueur des Capitales à avoir des difficultés dans la boîte des frappeurs. Les visiteurs n’ont réussi que sept coups sûrs et les Champions ont signé une deuxième victoire de suite, cette fois par la marque de 6-2.
Le bâton de Sebastian a été fracassé à sa première présence. La balle a bondi jusqu’au lanceur qui l’a ensuite retiré au premier coussin. Le Gatinois de 22 ans a envoyé une autre balle bondissante au lanceur Kaetteb Galbraith à sa deuxième présence. Puis, il a été retiré sur trois prises avec les buts remplis avant de frapper un solide ballon dans le gant de Sébastien Boucher au champ centre à sa dernière apparition au bâton.
« J’étais un peu nerveux avant le match, mais je joue au baseball depuis que j’ai cinq ans. Quand le match est commencé, la nervosité est partie. J’ai eu de la difficulté à m’ajuster au premier lanceur, mais j’ai fait un bon contact sur mon dernier retrait. Je serai plus à l’aise dans le prochain match. »
Sebastian s’est rapidement rendu compte qu’il n’affrontait pas des lanceurs d’âge junior hier. « Ils étaient imposants physiquement, mais je n’y pensais pas. Le coach m’avait dit ne pas m’inquiéter. Je ne sentais pas de pression. »









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