Revue de presse
Nicolas Ducharme, Le Nouvelliste, le 11 mai 2016
Le Québec n’est pas le champion des infrastructures sportives. À vrai dire, le mot cancre me vient plutôt à l’esprit. Mais les nouvelles sont bonnes à Victoriaville. Les Cactus de l’endroit devraient profiter d’un beau petit stade dans les prochains mois.
En 2011, la municipalité du Centre-du-Québec a aménagé un tout nouveau terrain, installant des estrades temporaires autour de celui-ci. Le projet était d’un jour y joindre des estrades permanentes. Oui, ce genre de projet qui tombe souvent dans l’oubli, entre deux budgets, et qui fait que plusieurs villes du Québec n’ont pas de stade, mais plutôt un simple terrain.
Photo ci-dessus : Avec quelques estrades temporaires, le terrain de baseball de Victoriaville n’a rien d’un stade. (Photo: Facebook)
Mais la Ville a tenu promesse, et cinq ans plus tard, une réelle structure permanente devrait voir le jour autour du losange victoriavillois. Rien de glamour, mais enfin, un endroit où les amateurs pourront se réunir et se sentir dans une ambiance différente de celle d’un match de niveau atome. Et surtout, une façon pour l’organisation des Cactus, dont on me dit beaucoup de bien, de mieux vendre son produit grâce à cet infrastructure.
Il faut dire que la région avait été échaudée dans les dernières années. La voisine de Victoriaville, Plessisville, a procédé à la destruction d’un petit joyau en 2011, son stade qui aurait rendu jaloux plusieurs villes du Québec. Mais l’endroit ne servait plus depuis plusieurs années, Plessisville n’étant plus la ville prospère qu’elle était dans les années 1960, où elle faisait partie de la Ligue provinciale. Et surtout, aucun entretien n’y avait été fait. Dommage! Si seulement un stade pouvait être déménagé d’une ville à l’autre. Parions que les Drummondville, Saint-Hyacinthe et autres cités le long de l’autoroute 20 auraient levé la main.
À l’inverse, d’autres villes, comme Coaticook ont su entretenir leur stade de taille similaire au fil des années et ces enceintes sont aujourd’hui des fiertés pour la population. Cette infrastructure permet d’accueillir des événements de haut niveau tel des championnats canadiens ou les Jeux du Canada.
Pendant ce temps, Montréal, Laval, et les deux rives ne comptent pas un seul vrai stade de baseball. Trois millions de personnes, aucun amphithéâtre. Bien sûr, on nous parlera du Stade olympique. Ce n’est pas, et ne sera jamais, un endroit pour jouer au baseball. Quant au stade Gary-Carter, il ne s’agit qu’un amalgame de froides estrades de métal. Les petites villes du Québec n’ont rien à y envier. Pendant que le maire Denis Coderre parle de sa politique baseball, on attend toujours une réelle infrastructure pour la petite balle blanche dans la métropole. Comptons-nous chanceux que Québec et Trois-Rivières ont décidé de sauver leur enceintes sportives au fil des ans, ce qui permet aujourd’hui de profiter de la Ligue Can-Am, le meilleur calibre de baseball au Québec depuis 40 ans.
En voyant les croquis de ce nouveau stade de Victoriaville, nul doute que le tout fera rêver l’organisation des Cascades de Shawinigan lorsqu’elle sera en visite. Le parc Optimiste de Shawinigan-Sud n’est tout simplement pas approprié pour accueillir un calibre comme la LBMQ, autant en termes d’infrastructures que de superficie du terrain. Ce n’est pas pour rien que lors de la visite de Denis Coderre au pub Broadway, plusieurs spectateurs scandaient, en direction du maire Angers, qu’ils désiraient un nouveau stade.
Shawinigan a en effet le profil idéal pour qu’une équipe de la LBMQ y survive à long terme. Petit marché mais rempli de gens qui s’attachent à leurs équipes sportives, tel Thetford Mines (27 000 personnes), Coaticook (10 000 personnes), et Acton Vale (8000 personnes). D’ailleurs, la rénovation du Stade Léo-Asselin devrait servir d’exemple pour le reste du Québec. Comme quoi, quand une population se serre les coudes, elle est capable de jouer dans les ligues majeures.
Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.









