Un privilège pour les Québécois

Baseball et softball10 years ago278 Views

Patrick Scalabrini, Karl Gélinas et Jonathan Malo sont impatients de vivre l’expérience cubaine

Revue de presse

Stéphane Cadorette, Le Journal de Québec, le 4 juin 2016

Jonathan Malo, Karl Gélinas et Patrick Scalabrini

Le trio québécois formé du gérant Patrick Scalabrini, de l’artilleur Karl Gélinas et du joueur d’avant-champ Jonathan Malo considère le fait d’enfiler l’uniforme des Capitales comme un privilège. Encore plus à quelques jours de vivre une série historique.

Photo ci-dessus : Jonathan Malo, Karl Gélinas et Patrick Scalabrini (Photo Agence QMI, Pierre Blais)

Gélinas en est à sa 10e campagne à Québec, tandis que Malo y savoure son cinquième été. Pour Scalabrini, il s’agit de sa septième saison comme gérant, après cinq années comme joueur.

Fiers représentants de l’organisation, ils s’apprêtent à réserver un accueil de choix aux Cubains, mais n’entendent pas jouer le simple rôle d’hôtes invitants sur le terrain.

«Je pense qu’ils seront très bons, mais qu’ils ne viendront pas donner des volées à tout le monde dans la ligue. On va rivaliser», a promis Scalabrini.

«On veut gagner, mais on veut que ce soit “tripant”. Je veux saisir le moment, dans un stade plein avec une saveur vraiment cool», a continué celui qui s’attend à faire face à une attaque «très méchante».

Du déjà-vu
Pour sa part, Malo n’arrivera pas en terrain tout à fait nouveau, ayant eu l’occasion d’affronter les Cubains à quelques reprises avec l’équipe canadienne, dont la dernière fois en 2011, aux Jeux panaméricains.

«Il y avait de gros noms comme Jose Abreu et Alexei Bell et, en quatre ou cinq matchs contre eux dans ma vie, je n’ai jamais réussi à gagner. Leur coup de bâton m’a toujours franchement impressionné. Je me souviens que les Cubains s’élançaient comme c’était pas possible. Ils ne sont pas là pour prendre des buts sur balle, leur approche est très agressive», s’est-il remémoré.

À ses yeux, il faut tout de suite s’enlever de la tête l’image de gentils Cubains venus explorer en bons touristes.

«Ils veulent toujours prouver au reste du monde qu’ils forment une puissance du baseball et ne nous feront pas de cadeau. C’est une religion, le baseball à Cuba, et le fait de jouer contre eux sera une expérience très enrichissante», croit-il.

Un duel serré?
Karl Gélinas ne s’attend pas à ce que les Capitales fassent mauvaise figure contre leurs invités de marque.

«Ça va être totalement spectaculaire d’affronter des joueurs qui auraient clairement des postes dans les ligues majeures si ce n’était pas de l’embargo», a analysé le lanceur.

«La qualité des joueurs cubains ne fait aucun doute, mais on mise aussi sur un alignement impressionnant. Du côté des lanceurs, ça devrait être similaire. Au bâton, il pourrait y avoir un petit écart, mais j’ai rarement vu à Québec une équipe comme la nôtre cette année, qui frappe la balle avec autant d’aplomb et de puissance. Ce ne sera pas gênant du tout», a-t-il assuré.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

Leave a reply

Previous Post

Next Post

Suivez-moi
Search Trending
Populaires
Loading

Signing-in 3 seconds...

Signing-up 3 seconds...