Le joueur de 16 ans a choisi de d’abord passer par la formation nationale junior du Canada
Revue de presse
Benoît Rioux, Le Journal de Montréal, le 22 juin 2016
Repêché plus tôt ce mois-ci par les Mets de New York, le jeune William Sierra a finalement choisi de refuser l’offre de l’organisation du baseball majeur.
À 16 ans, Sierra a encore tout l’avenir devant lui et il estime que son développement doit d’abord passer par la formation nationale junior du Canada.
«J’avais eu certaines discussions avec des équipes avant le repêchage, mais j’avais laissé savoir que c’était peut-être mieux de ne pas me prendre. Les Mets m’ont sélectionné quand même», a indiqué en toute franchise le lanceur montréalais, finalement appelé au 28e tour.
Photo ci-dessus : William Sierra s’était fait repêcher au 28e tour par les Mets de New York.
Les Mets ont tenté de l’attirer en lui offrant un intéressant boni de signature, mais Sierra n’a pas changé d’idée.
Il faut dire que c’est chose commune, au baseball, de ne pas s’entendre avec une organisation au terme du repêchage, surtout quand l’athlète est aussi jeune.
À titre d’exemple, le Québécois Russell Martin, à 17 ans, avait été choisi en 35eronde par les Expos de Montréal au repêchage de 2000. Il n’avait toutefois pas conclu d’entente pour être mieux sélectionné, deux ans plus tard, dès le 17e tour par les Dodgers de Los Angeles.
Il y a moins de deux semaines, Charles Leblanc a été appelé en quatrième ronde par les Rangers du Texas. Or, il avait aussi été repêché beaucoup plus tardivement (au 33e tour) par les Brewers de Milwaukee en 2013.
«Je vais devenir encore meilleur, je serai repêché plus tôt et je vais obtenir un meilleur boni», a projeté Sierra avec confiance.
En mode attaque
Malgré son jeune âge et ses 162 livres, Sierra frôle déjà les 90 milles à l’heure avec sa balle rapide. Il possède également une surprenante glissante.
«William est un batailleur au monticule, a qualifié Robert Fatal, qui l’entraîne avec l’équipe des 17 ans et moins de l’Académie de baseball du Canada. Peu importe le pointage, peu importe le compte du frappeur, il n’a jamais peur de lancer à l’intérieur. Il ne se laisse pas intimider. C’est son caractère. Il est en mode attaque. William y va toujours pour battre le frappeur.»
«À partir du moment où William et sa famille ont pris une décision et que le jeune semble heureux et serein, mon rôle à moi est maintenant de l’épauler dans ça, a repris Fatal. On va maintenant tout mettre en œuvre pour qu’il soit repêché à un rang plus bas un jour, même si une 28e ronde pour un jeune de 16 ans, c’est déjà phénoménal.»
Pour se faire remarquer, Sierra espère notamment représenter le Canada à la Coupe du monde de baseball des moins de 18 ans en août 2017, à Thunder Bay, en Ontario.
Un voyage bien spécial à Cuba
Avec ses coéquipiers de l’équipe nationale junior du Canada, William Sierra s’envolera pour Cuba afin d’y disputer une série de matchs au mois de juillet.
Ce séjour au pays de ses ancêtres revêt évidemment un cachet bien particulier pour le jeune homme.
Son père Gilberto, qui est né dans cette île des Antilles, lui a d’ailleurs conseillé d’en profiter au maximum afin de bien s’imprégner de la culture du baseball.
«Il m’a dit d’observer les Cubains et de prendre des notes sur leur façon de jouer», a indiqué le jeune Sierra.
Paradoxalement, le paternel n’a jamais été lui-même un grand joueur de baseball. Davantage axé sur les études, il est toutefois devenu un spécialiste dans la recherche et le développement d’instruments médicaux. Par ricochet, il a toutefois grandement influencé le parcours de son fils.
Une enfance en Californie
Né à Montréal, le petit William s’est ainsi retrouvé dans la région de Mission Viejo, en Californie, pendant son enfance.
«C’est principalement là que j’ai développé mon goût et mon talent au baseball», a-reconnu Sierra.
Avec une population composée de nombreux membres de la communauté hispanique, Sierra a eu la piqûre. «Le baseball est vraiment fort là-bas et tout le monde aime ça», a-t-il avancé.
Après une année passée dans la région de Toronto, Sierra est ensuite revenu au Québec, où il a étudié à l’école secondaire Édouard-Montpetit.
Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.









