Revue de presse
Antony De Silva Casimiro, Info07.com, le 12 août 2016
BASEBALL. En 38 ans de carrière, on pourrait croire que Stéphane Pétronzio a tout vu et tout fait. L’homme de balles gatinois vivra cependant une première dans une semaine alors qu’il sera à la tête de l’équipe du Québec pour les championnats canadiens bantam du 25 au 29 août, à l’Île-du-Prince-Édouard.
Des titres, il en a gagnés. Dans les dernières années, on peut nommer les Jeux du Québec ainsi que les championnats provinciaux en 2011. À titre de joueur, il a raflé pendant cinq ans les grands honneurs aux Championnats canadiens des Forces armées.
Mais comme entraîneur-chef pour la formation de la Belle Province, Pétronzio n’a jamais goûté à l’or ou à une autre médaille sur la scène nationale. En fait, il n’a jamais pu diriger l’une des équipes.
«Dans les premières années, j’étais à l’extérieur du pays. On me l’a offert plusieurs fois depuis que je suis revenu au Québec il y a 15 ans, mais je travaillais toujours chaque été. Je déclinais toujours l’offre», a mentionné celui qui a cependant fait une entorse à son choix en étant sélectionné comme entraîneur-adjoint midget AAA pour les Nationaux.
Le directeur du programme sport-études baseball de la polyvalente Nicolas-Gatineau s’est dit que l’attente avait assez duré. Il a appliqué pour le poste d’entraîneur-chef et – sans surprise – l’a obtenu.
À travers le Québec, on lui a déniché un surnom: le Magicien. «Parce que je prends des équipes de base et on arrive à se rendre loin», raconte-t-il.
Pétronzio a toujours eu sa propre philosophie: durant toute la saison, les jeunes ont l’opportunité de faire leurs preuves, évoluant à toutes les positions. Une fois arrivée au tournoi de fin de saison, c’est là que ses adjoints et lui établissent un alignement où on vise les grands honneurs.
«Je ne suis pas entraîneur pour l’or. Ce qui est valorisant est de voir les jeunes progresser et qu’ils décident de revenir jouer pour toi. Je suis dur, autoritaire et sévère, mais jamais méchant. Quand ils te donnent la main en arrivant à une pratique, tu sais que les jeunes veulent jouer pour toi. Et ça, ça vaut plus qu’une médaille. Ça n’a pas de valeur.»
Ça, c’est son credo pour la saison. Avec le mandat de Baseball Québec, la donne n’est pas la même. Pétronzio travaillera avec des joueurs talentueux et remplis de potentiel.
«Ce n’est pas la même approche. Avec ses joueurs, je vais m’assurer que la chimie est présente. Je ne suis pas là pour enseigner les bases. On va là-bas pour gagner et aussi s’amuser. Même si je suis intense, je m’amuse toujours et je veux que ça déteigne sur mes joueurs.»
Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.








