Québécois (es) dans les collèges et universités, Baseball et softball1 year ago1.8K Views

Revue de presse
Alexandre Pratt, La Presse, le 23 mai 2025
C’était un texto de routine. « Viens nous rejoindre. On va regarder des vidéos sur les frappeurs de Kansas State. »
Antoine Jean est descendu dans la pièce de l’hôtel où l’attendaient les entraîneurs des Cougars de l’Université de Houston, son équipe en première division de la NCAA. Il s’est assis à la table, près d’un ordinateur. Son entraîneur-chef lui a tapé sur la cuisse. « Félicitations! Tu es le lanceur de l’année dans le Big 12! »
Le sourire d’Antoine Jean s’étendait de l’Atlantique au Pacifique. Ce prix est une très grande récompense, surtout à quelques semaines du repêchage. Parmi les lauréats précédents, on retrouve une douzaine de lanceurs ayant atteint les ligues majeures. Des noms ? Max Scherzer, Andrew Heaney, Alek Manoah. Cody Bradford, aussi, qui a gagné la Série mondiale il y a deux ans. Le Montréalais est toutefois le premier releveur à recevoir cet honneur.
« Je me disais qu’ils allaient sûrement le donner à un partant », m’a-t-il confié. À la limite, à un releveur de fin de match. Mais à un gars qui lance parfois deux manches, parfois quatre manches, même six ? C’est du jamais vu.
Ce prix est d’autant plus satisfaisant, pour Antoine Jean, que son parcours relève plus du 400 m haies que d’un 100 m en ligne droite.
Pendant son adolescence, Antoine Jean dominait les frappeurs québécois. Tellement qu’en 2019, les Twins du Minnesota l’ont repêché au 17e tour directement de l’Académie de baseball du Canada, un tour devant un autre baseballeur québécois que vous connaissez mieux, Édouard Julien. Contre toute attente, le lanceur gaucher a refusé de faire le saut chez les professionnels. Une décision qu’il qualifie lui-même d’« impopulaire » au sein de son entourage.
« J’étais un petit cul de 17 ans. Je pesais seulement 145 livres ! Je ne me sentais pas prêt. » Il a préféré rejoindre un des meilleurs programmes des États-Unis, celui de l’Université de l’Alabama, alma mater d’une soixantaine de joueurs des ligues majeures.
Pour lire la suite de cet intéressant texte, cliquez sur ce lien : La formidable ascension d’un lanceur québécois
Photo ci-dessus : Antoine Jean. (Photo de Juan Deleon, Université de Houston)
Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.










