«J’ai retrouvé le plaisir de m’entraîner» – Russell Martin

Baseball et softball15 years ago149 Views

Revue de presse

Benoît Rioux, QMI, le 2 mai 2011

Russell Martin

Le Québécois Russell Martin, qui a gagné sa place comme receveur numéro un des Yankees de New York, explique ses succès actuels par une passion renouvelée pour les visites au gymnase.

«J’ai retrouvé ma passion pour l’entraînement, note-t-il, lors d’un entretien téléphonique. C’est la raison principale

Photo ci-dessus : Russell Martin connaît un bon début de saison avec les Yankees. (REUTERS/Ray Stubblebine)

Martin, qui a aidé les Yankees à se forger un dossier de 16-9 depuis le début de la saison, raconte notamment avoir travaillé très fort au cours de l’hiver avec l’entraîneur Jonathan Chaimberg, qui se spécialise dans les arts martiaux mixtes. Dans le passé, Chaimberg a aussi œuvré avec le champion Georges St-Pierre.

«Je suis un meilleur athlète parce que je me suis mieux entraîné, résume le receveur, qui a participé à 23 des 25 premiers matchs des siens. J’ai toujours travaillé fort, mais j’avoue que je suis peut-être plus motivé qu’au cours des dernières années.»

Le luxueux vestiaire des Yankees n’est sans doute pas étranger au nouveau mode d’entraînement du joueur de baseball québécois.

«C’est vraiment extraordinaire, décrit d’ailleurs Martin. Le gymnase est incroyable et on a même un sauna. Ça n’a absolument rien à voir avec ce qu’on avait chez les Dodgers (de Los Angeles).

«Avant d’être avec les Yankees, j’avais visité le vestiaire des Canadiens de Montréal et j’étais un peu jaloux, ajoute le Québécois, en riant. Mais ce n’est plus le cas.»

Contribution à l’attaque
Affichant une moyenne au bâton de .293 en plus de totaliser 19 points produits, Martin domine tous les receveurs du baseball majeur avec six circuits. À ce rythme, il pourrait en récolter plus d’une trentaine alors qu’il a réussi 19 longues balles, lors de sa meilleure saison, en 2007.

«Ma tâche principale demeure de m’occuper des lanceurs, mais c’est aussi plaisant de pouvoir contribuer au bâton», affirme l’athlète.

À propos de la rivalité avec les Red Sox de Boston, il a pu la goûter pleinement en frappant deux circuits au cours d’un même match, le 9 avril, au Fenway Park.

«C’est sûr que c’était l’fun et c’était vraiment bien de pouvoir battre les Red Sox chez eux, commente Martin. Je prévois toutefois que la rivalité va se réchauffer au fil de la saison.»

Son plus beau moment depuis le début de la campagne demeure, à ses yeux, son tout premier match avec les Yankees. Ce jour-là, le 31 mars, il avait réussi un coup sûr, un but volé en plus de croiser le marbre à deux reprises dans une victoire de 6-3 des Yankees.

Tout près de Montréal…
S’il doit identifier un autre avantage de jouer à New York, Martin apprécie pouvoir accueillir plus régulièrement parents et amis.

«C’est plus près qu’à Los Angeles et ça fait partie des raisons pour lesquelles j’ai voulu poursuivre ma carrière sur la côte Est, mentionne-t-il. Mon père peut venir me voir plus souvent. Il peut même réussir à le faire avec un simple aller-retour.»

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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