Tout a commencé… à Montréal

Baseball et softball11 years ago146 Views

Revue de presse

Joanie Godin, Le Journal de Montréal, le 18 novembre 2014

Russell MartinC’est lorsqu’il était à Montréal pour assister à un match du Canadien au Centre Bell que Russell Martin a su que les Blue Jays de Toronto étaient intéressés à ses services. Et c’est de la bouche de l’analyste Rodger Brulotte qu’il l’a d’abord appris, un peu par hasard.

C’était le 4 novembre, soit la même journée où l’organisation des Blue Jays était à Montréal pour l’annonce des deux matchs au stade olympique contre les Reds de Cincinnati qui auront lieu en avril prochain.

«Je m’étais informé auprès des Jays à savoir s’il y avait des joueurs qui les intéressaient et ils ont mentionné Pablo Sandoval, Russell Martin, des joueurs comme ça, a raconté Rodger Brulotte.

«Le soir même, alors que je me rendais au Centre Bell, j’ai reçu un appel d’un de mes amis à Toronto qui me disait que les Jays allaient peut-être approcher le clan Russell en soirée, afin de savoir s’il souhaiterait signer un contrat avec eux», a-t-il poursuivi.

Ce n’est qu’une fois qu’il est arrivé au domicile du Tricolore que l’analyste de baseball a su que Russell Martin et son agent étaient justement au Centre Bell.

«Le hasard fait parfois bien les choses. Je suis donc allé les voir pour jaser un peu avec eux et je leur ai dit de ne pas se surprendre si, pendant le match, l’organisation des Jays entrait en contact avec eux pour connaître son intérêt. Ils m’ont tous les deux regardé avec un air assez surpris!»

Le receveur étoile a répondu qu’en effet, ça pourrait être bien de jouer à Toronto.

«Ils m’ont dit qu’ils allaient aussi regarder ailleurs, mais ils ont été très gentils en ne niant pas qu’ils avaient de l’intérêt et qu’ils aimeraient que Martin poursuive sa carrière à Toronto. Et voilà que moins de deux semaines plus tard, on apprend que c’est fait», a relaté le chroniqueur au Journal de Montréal.

Près de 15 ans trop tard
Rodger Brulotte aura la chance d’analyser les performances du Canadien lors des matchs des Blue Jays, alors qu’une soixantaine de rencontres seront diffusées à TVA Sports.

Il aurait toutefois pu le faire il y a plusieurs années… à Montréal.

«Ce que je trouve encore plus frustrant, c’est qu’Alex Agostino avait vu le talent du jeune Martin alors qu’il n’avait que 17 ans et les Expos auraient pu lui offrir un contrat pour seulement 15000 $ à l’époque. Mais l’équipe, sous le règne de Claude Brochu, n’avait pas voulu. Maintenant, il vaut 80 millions. Alex ne s’est pas trompé!» a rappelé Rodger Brulotte, ajoutant que les Expos avaient aussi eu la chance de le repêcher lorsqu’il a été disponible pour une deuxième fois, mais ils ne l’ont pas fait.

Revue de presse publiée par Jacques Lanciault.

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