Baseball et softball8 years ago551 Views
Pleins feux sur la LBJEQ
Revue de Web
Texte de Sophy-Anne Brière publiée initialement le 17 juillet 2018 sur le site Internet de la LBJÉQ
C’est à l’été de ses 15 ans, que Daniel Richard a annoncé son premier match du Royal de Repentigny au parc Champigny. Effectivement, le jeune homme qui assistait à plusieurs rencontres de la formation et qui avait même été ‘’bat boy’’ pour l’équipe a eu la chance de prendre le micro pour la première fois, alors que l’annonceur maison de l’époque s’est désisté peu de temps avant le match.
« Je me souviens encore, c’était à la mi-saison, une partie contre les Cardinals de LaSalle, une équipe qui alignait plusieurs joueurs avec des noms difficiles à prononcer. Le propriétaire m’a demandé si je voulais aller annoncer, j’étais un peu nerveux et gêné puisque je n’avais jamais fait cela avant. J’ai fait le match et j’ai adoré ça, par la suite, j’ai fait toutes les parties jusqu’à ce que j’arrête 5 étés plus tard. »
Au cours des années où M.Richard annonçait pour le Royal, l’équipe ne connaissait pas beaucoup de succès ce qui a mené à plusieurs anecdotes. « Comme ils signaient très peu de victoires, des fois, lors du premier match d’un programme double, il y avait environ dix personnes dans les estrades et moi j’annonçais : « Bonjour tout le monde et bienvenue au parc Champigny. » C’était un peu loufoque parce que j’y allais comme si ma vie en dépendait, même s’il n’y avait presque personne dans les estrades! »
Photo ci-dessus : Daniel Richard, journaliste sportif à RDS.CA.
Un joueur marquant
Pendant ses cinq années au sein du Royal, un baseballeur a particulièrement marqué Daniel Richard. Effectivement, Jean-François Rooney a su impressionner l’ex-annonceur par son humilité et le fait d’être un leader silencieux. Aux yeux de celui-ci, Rooney était de loin le meilleur joueur de l’équipe. « Il ne parlait pas beaucoup, il ne voulait jamais avoir l’attention sur lui, mais à chaque Championnat Canadien c’était le seul membre du Royal qui était invité.
Photo ci-dessus : Jean-François Rooney. (Photo : Jacques Lanciault)
Tout au long de son parcours, à l’exception de sa dernière année, Repentigny connaissait peu de succès. L’année où je suis parti, c’était sa dernière année. L’équipe n’était pas certaine de faire les séries alors le propriétaire a demandé à Rooney s’il désirait être échangé afin de tenter de remporter un championnat ailleurs et il a refusé puisqu’il ne voulait pas quitter la formation où il avait joué durant toute sa carrière. » Lors de cette saison, le Royal avait non seulement réussi à se tailler une place en séries éliminatoires, mais la troupe avait également atteint la finale de Championnat où Rooney avait dominé. « Il a lancé deux rencontres de 11 manches. Lors d’un match de la demi-finale face à Trois-Rivières, il a frappé deux coups de circuit pour permettre à son équipe de l’emporter par la marque de 2-1 en plus d’occuper le monticule lors de la dernière manche. »
Pourquoi devenir journaliste sportif?
Comme M. Richard a toujours été un passionné de sport et qu’au secondaire il était doté d’un talent en écriture, le choix de devenir journaliste sportif s’est fait naturellement. « Pour moi, c’était la façon la plus naturelle de travailler dans le sport. Si je n’avais pas percé dans ce milieu, je ne crois pas que j’aurais été journaliste. »
Après son secondaire, Daniel Richard s’est dirigé vers le Cégep de l’Assomption en arts et lettres où il a fait deux sessions avant de décrocher et de faire une autre session en sciences humaines. Encore une fois, ce programme ne lui plaisait pas. « Je n’aimais pas le Cégep au Québec, ce n’était pas fait pour moi. Je me suis donc dirigé vers la Cité collégiale à Ottawa. J’y ai passé deux ans, ce n’était que du journalisme écrit et j’ai vraiment aimé mes années là-bas puisque j’avais une formation centrée sur ce que je voulais faire. »
Quelques mois plus tard, il a été engagé à l’hebdo Rive-Nord à Repentigny où il a travaillé pendant environ trois ans. « Ce premier emploi m’a beaucoup appris puisque j’y ai fait plusieurs entrevues avec des gens très différents. J’en ai fait tout le temps et j’étais toujours sur le terrain, ça a été une excellente école. »
Par la suite, il a été engagé à RDS en novembre 2011 juste avant les Jeux olympiques de Londres en 2012. « À RDS, je travaille beaucoup dans la salle des nouvelles à préparer les bulletins de sport. Depuis quatre ans, je fais aussi des topos à la télévision une fois de temps en temps. »
C’est ainsi que s’est déroulé le parcours de M. Richard, comme quoi la LBJEQ ne fait pas que former des basebaleurs!
Ce qu’il pense du baseball québécois
Encore aujourd’hui, Daniel Richard continue de suivre les baseballeurs québécois qui évoluent dans les Universités américaines et dans le baseball affilié. Selon lui, le nombre de Québécois dans ces institutions va augmenter lors des prochaines années. « Il y a eu une baisse d’inscriptions au Québec suite au départ des Expos, mais aujourd’hui la popularité du baseball commence s’accroitre. J’ai d’ailleurs fait des articles à ce sujet et tous ceux qui gravitent dans le milieu s’entendent pour dire que le calibre va augmenter dans les prochaines années puisqu’il y a plus d’inscriptions. Donc dans 5-6 ans nous devrions voir encore plus de Québécois dans les collèges et Universités, au repêchage des ligues majeures ainsi qu’avec les Aigles et les Capitales dans la Ligue Can-Am. »
Revue de Web publiée par Jacques Lanciault










