
Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault
Voici le 65e d’une série de reportages sur une magnifique odyssée qui nous a menés, dans un premier temps, à Rotterdam aux Pays-Bas, puis en croisière en Norvège, jusqu’au-delà du cercle polaire, par la suite au Royaume-Uni et en Irlande et finalement, après la descente du bateau, à Amsterdam également aux Pays-Bas. Un inoubliable périple réalisé du 12 mai au 19 juin 2025.
Douvres, Angleterre, Royaume-Uni, le samedi 14 juin 2025 – Ce matin, notre bateau, le « Nieuw Statendam » de la compagnie Holland America Line s’amarre pour la deuxième fois de notre croisière au port de Douvres en Angleterre.
Lors de notre première escale ici, nous n’avons pas visité la ville de Douvres, filant plutôt en excursion à la cathédrale de Canterbury.
Aujourd’hui, nous avons prévu une promenade au centre-ville historique, une visite du château de Douvres et même une promenade sur les White Cliffs.
Malheureusement, nous nous limiterons à la promenade au centre historique, le château étant hors de prix aujourd’hui en raison d’un événement spécial, alors que les falaises sont empêtrées dans un épais brouillard.
Il faut mentionner de plus que le port de Douvres est gigantesque et qu’il est pratiquement impossible d’en sortir à pied, rien n’ayant été conçu pour les piétons.
Disons que l’escale de Douvres aura été fort décevante, surtout à titre de dernière sortie en 28 jours sur le bateau.
Photo ci-dessus : Ce triple vitrail de la Maison-Dieu fait partie d’un ensemble commémoratif consacré à l’histoire civique et royale de l’Angleterre. Il représente des souverains anglais étroitement liés à l’histoire de la ville de Douvres et des Cinque Ports, dont la ville faisait partie.
N.-B. : Pour regarder le diaporama des photos présentées sur cette page, cliquez sur n’importe laquelle des photos.
Nous poursuivons notre découverte de la grande salle du Stone Hall de la Maison-Dieu!
Nous nous arrêtons devant quatre magnifiques vitraux affichant des scènes d’événements historiques mettant en vedette la ville de Douvres! Les vitraux ont été réalisés aux XIXe et XXᵉ siècle.
Ils ont été installés à une époque où la « Maison-Dieu » était devenue un lieu de mémoire civique, et non plus seulement un vestige architectural.
Essentiellement, le rôle de ces vitraux est plutôt commémoratif, historique et profondément symbolique… et certainement pas décoratif.
Photos ci-dessus : Un vitrail montrant le « Débarquement de l’empereur Sigismond (1368-1437) à Douvres en 1416 ». Ce débarquement de l’empereur à Douvres a marqué un moment clé de la Guerre de Cent Ans où le futur Saint-Empire romain germanique s’est allié aux Anglais contre la France.
Photos ci-dessus : Un autre vitrail montrant une scène majeure de la Guerre de Cent Ans. Il s’agit de l’embarquement d’Édouard III d’Angleterre… qui quitta Douvres pour la France en 1359 avec une puissante armée, cherchant à imposer sa revendication sur le trône français.
Photos ci-dessus : Un vitrail datant de 1872 qui affiche une scène propre à la Maison-Dieu! Il s’agit du moment où le roi Henri III accorde la charte de la Maison Dieu de Douvres à Hubert de Burgh en 1227!
Photos ci-dessus : Installé en 1865, ce vitrail représente « La libération du château de Douvres par John de Pencester en 1216 ». Cette année-là était la dernière du règne du roi Jean sans Terre et le château de Douvres fut assiégé par Louis le Dauphin de France (1187-1226, le futur Louis VIII). Le château n’était défendu que par Hubert de Burgh et une poignée d’hommes. La légende raconte que John de Pencester arriva finalement avec des renforts et que le Dauphin dut se retirer.
Au fond de la longue salle, il y a une statue en bois. Il s’agit d’une représentation de Saint Richard.
Photos ci-dessus : Comme mentionné sur la plaquette, la sculpture de bois représente Saint Richard, évêque de Chichester… décédé dans la Maison-Dieu en 1283. La sculpture est une oeuvre de 1955 du sergent de police Bob Forsyte.
Une affichette mentionne que la reine Élisabeth II et son mari, le prince Philip, sont venus ici le 28 mars 1958.
Mais c’est une toile représentant la reine mère dans un portrait en pied que nous pouvons admirer sur un des murs.
Photo ci-dessus : Un très beau portrait de Sa Majesté la Reine Elizabeth, la Reine Mère (1900-2002). Elle portait, entre autres, le titre de Lord Warden des Cinque Ports. Ce portrait a été peint par Bernard Hailstone entre 1979 et 1980. La Reine Mère était la mère de la Reine Elizabeth II et la veuve du Roi George VI. Elle est représentée portant une robe de cérémonie de son rôle de Lord Warden.
Photos ci-dessus : Le vitrail dont nous avons publié la photo à la Une de notre texte. Les souverains qui y sont représentés sont : les rois Jean sans Terre (1166–1216), Henry III (1207–1272), Edward I (1239–1307), Edward III (1312–1377), Richard II (1367–1400) et probablement Henry IV.
Photo ci-dessus : Une scène que nous connaissons bien, « Saint Martin de Tours partageant son manteau avec un pauvre ». Ce qui nous surprend toutefois est que la toile est attribuée à Anthony Van Dyck (1599-1641), ou plus précisément à son atelier.
Photo ci-dessus : Tout près, nous pouvons admirer cette superbe toile intitulée « La flotte alliée devant Cherbourg », une oeuvre du peintre R. W. Philipott datant de 1893.
Photo ci-dessus : Nous n’avons pas réussi à identifier cette toile. Mais elle représente certainement le portrait d’un officier de marine ou de la Royal Navy, avec son épouse, représentés dans un paysage côtier symbolisant sa carrière.
Nous entrons dans une autre pièce, la salle titrée Court Room.
Il s’agit de la partie la plus ancienne du bâtiment qui subsiste. Elle fut construite comme chapelle dans l’ancienne salle d’infirmerie de l’hôpital médiéval, aujourd’hui disparue, elle fut consacrée en 1227 en présence du roi Henri III.
Photo ci-dessus : Douvres était l’une des anciennes villes qui possédaient une « Cour des Sessions trimestrielles »… Le mobilier est victorien et date de l’époque où cette pièce servait de salle d’audience. Le tribunal cessa d’être utilisé en 1972, mais continua de fonctionner comme tribunal du coroner.
Photo ci-dessus : Un dernier regard sur le magnifique « Stone Hall », une pièce digne d’une salle de musée.
Nous sortons, très heureux d’avoir découvert cette magnifique bâtisse.
Tout juste avant de quitter, nous constatons que l’endroit peut être loué pour des réceptions. Ça doit vraiment être très agréable de recevoir un groupe dans un si bel endroit.
Photo ci-dessus : Une vue de l’extérieur sur la Maison-Dieu.
Photo ci-dessus : Et une autre vue sur le « Town Council ».
La Saint Edmund Chapel
Nous marchons quelques pas et nous nous retrouvons devant une toute petite et très vieille chapelle où une cérémonie s’achève.
Il s’agit de la chapelle Saint-Edmond. Elle a été consacrée en 1253 comme chapelle de repos pour le cimetière des pauvres, situé près de la Maison-Dieu!
En 1967, elle a été entièrement restaurée.
Photos ci-dessus : « L’édifice mesure environ 8,5 mètres de long sur 4,2 mètres de large. Ses murs, en moellons de 60 centimètres d’épaisseur, sont ornés de chaînes d’angle et d’encadrements en pierre de Caen », nous apprend l’encyclopédie libre Wikipédia.
Wikipédia mentionne également ceci : « Elle fut consacrée le dimanche de Pâques, le 30 mars 1253, par l’évêque Richard de Chichester, qui y prononça son dernier sermon, déclarant avoir toujours souhaité, avant son dernier jour, “consacrer au moins une église en l’honneur du bienheureux Edmond”.
Le lendemain matin, pendant la messe, il s’effondra et fut transporté à la Maison-Dieu, où il mourut le 3 avril. »
Les officiants de la cérémonie qui se termine nous invitent à entrer.
Photo ci-dessus : Le magnifique petit autel de la chapelle Saint Edmond de Douvres.
Photos ci-dessus : Dans le jardin de la chapelle, une affiche retrace l’historique de l’édifice.
Nous sortons.
D’où nous nous trouvons devant la chapelle Saint Edmund, nous avons une magnifique vue sur les maisons en rangée du centre-ville de Douvres.
Photos ci-dessus : Les maisons en rangée typiques du centre-ville de Douvres.
Photo ci-dessus : Nous nous éloignons du quartier de la Maision-Dieu.
Nous retournons vers l’arrêt pour reprendre la navette.
À notre arrêt d’autobus, nous sommes directement devant la magnifique église The Church of St Mary the Virgin, que nous admirons de nouveau.
Photo ci-dessus : Une vue d’ensemble de l’arrière de l’église « St Mary the Virgin » de Douvres.
Photo ci-dessus : Un impressionnant bac de ciment transformé en boîte à fleurs.
Photos ci-dessus : Et de nouveau des pierres tombales.
Un premier autobus arrive. Il repart en direction du bateau, mais nous voulons nous rendre au château. Nous attendons le prochain.
Il arrive à 11 h 15. Nous montons et descendons au château de Douvres, où nous arrivons 10 minutes plus tard. Il y a foule.
Le château de Douvres
Comme Céline l’avait constaté hier lors de ses recherches sur Internet, il se tient ce week-end un événement spécial au château de Douvres. On y présente le « World War II Weekend », une reconstitution immersive de l’époque de la Seconde Guerre mondiale!
Pour l’occasion, le prix d’entrée est astronomique. Nous avons décidé de nous y rendre tout de même dans le but nous promener à l’extérieur du château… Mais dès notre descente du bus, nous constatons que pour entrer sur le site, il faut payer!
Une situation normale, car les grandes reconstitutions ont lieu à l’extérieur. Il y avait, entre autres, des scènes de batailles reconstituées entre forces alliées et forces allemandes, des véhicules militaires d’époque exposés et des démonstrations pyrotechniques!
Une grande chance que nous nous soyons arrêtés en vue du château de Douvres lors de notre retour d’excursion à la cathédrale de Canterbury le 31 mai dernier, sans quoi, nous n’aurions pas de photos.
Photo ci-dessus : L’élément le plus visible du château de Douvres est la tour maîtresse, un imposant donjon en pierre grise, de forme presque cubique et sans ornement inutile. Cette tour donne une impression de solidité absolue. C’est cette grande masse verticale qui attire d’abord l’œil.
Nous retournons à l’autobus avant même que celui-ci ait repris la route.
Les visites de la croisière sont maintenant terminées!
Nous remontons dans le car et nous sommes de retour au bateau un peu passé midi.
Comme lors de notre précédente escale à Douvres, l’embarquement sur le bateau est très long, et ce, puisque c’est l’heure de pointe de l’arrivée des nouveaux croisiéristes!
Après avoir déposé nos effets à la cabine, nous filons au dixième pont pour dîner, Céline opte pour une pizza et moi pour un hamburger avec frites.
En après-midi, nous commençons à boucler nos valises!
Mais nous jetons également un coup d’oeil sur les falaises blanches sur lesquelles, de notre balcon, nous avons une vue imprenable.
Photos ci-dessus : La blancheur des falaises est encore plus apparente avec les nuages gris qui envahissent soudainement le ciel de Douvres!
Puis, nous nous rendons pour un dernier apéro à notre bar préféré, le Billboard Onboard au deuxième pont.
Ce soir, nous soupons de nouveau au Grand Dining… et je me paie un petit luxe… une assiette homard et filet mignon, tandis que Céline s’offre une coupe de champagne « Perrier-Jouët »!
Comme repas, Céline a commandé une entrée de rouleaux de printemps aux légumes, délicieux, et comme plat principal un rigatoni au poulet à la cajun!
Photo ci-dessus : Nous terminons donc nos repas sur le Nieuw Statendam sur une excellente note!
De retour à la cabine, nous finalisons nos valises et les sortons à la porte de la cabine vers 21 heures, comme demandé… Et nous avançons l’heure d’une heure!
Notre coup de cœur la salle superbe salle du « Connaught Hall » de la Maison-Dieu.!
À suivre
C’est la fin de la croisière… mais pas la fin du voyage. Demain matin, à notre descente du bateau, nous filons vers la gare ferroviaire « Rotterdam Central » et nous prenons le train pour Amsterdam… où nous nous installons pour cinq jours.
Photo ci-dessus : Une des très belles vues que nous avons à longueur de journée dans le coeur historique d’Amsterdam!
Pour lire les autres textes de notre croisière, cliquez sur ce lien : Nos textes relatifs à une longue croisière sur les côtes de la Norvège et autour des îles Britanniques en mai et juin 2025.
Pour lire les autres textes de notre périple amorcé à Rotterdam avant de prendre la mer, cliquez sur ce lien : Nos textes relatifs à un séjour de cinq jours à Rotterdam au Pays-Bas en mai 2025.






