Les sculptures du Victoria Embankment Gardens et l’impressionnante Somerset House!

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 19e d’une série de reportages sur un captivant périple qui nous a permis de revoir la ville de Londres et de naviguer de Southampton à La Coruña, découvrant au passage Bruges, le mont Saint-Michel, Saint-Malo, Lorient, La Rochelle, Bordeaux et Bilbao. Une magnifique odyssée réalisée à la toute fin de l’été 2024.

Londres, Royaume-Uni, dimanche le 8 septembre 2024 – Nous filons toujours sur la rive nord de la Tamise en direction de la Somerset House où nous notre programme de visites prévoit l’exploration de la Courtauld Gallery!

Le trajet que nous suivons pour nous y rendre est toutefois beaucoup plus intéressant que nous avions imaginé… le genre d’imprévu dont nous raffolons.

Dans un premier temps, nous nous sommes arrêtés devant l’exceptionnel monument de « La bataille d’Angleterre »!

Puis, nous avons traversé le superbe « Jardin de Whitehall », avons revu Trafalgar Square, en plus de découvrir le deuxième Cabmen’s Shelter de notre séjour londonien.

Puis, avant d’arriver à la Courtauld Gallery, nous entrons dans un autre magnifique jardin, celui du Victoria Embankment, un véritable musée de sculptures à ciel ouvert!

Finalement, nous arrivons à la Somerset House, elle où un incendie s’est déclarée il y a à peine quelques semaines, le 17 août. Heureusement, le feu a abîmé une partie de l’aile ouest de la structure, une aile exempte d’œuvres d’art.

Photo ci-dessus : La « Somerset House » abrite une cour intérieure spectaculaire, la « Edmond J Safra Fountain Court »… où prend place une fontaine qui compte 55 jets d’eau verticaux qui s’élèvent à des hauteurs aléatoires!

N.-B. : Pour regarder le diaporama des photos présentées sur cette page, cliquez sur n’importe laquelle des photos.

Nous poursuivons notre balade sur le Victoria Embankment… où nous entrons et traversons les Victoria Embankment Gardens, et ce, après avoir hésité à y pénétrer, puisque le parc est entièrement clôturé!

Il s’agit d’un très beau parc où nous sommes, pour l’heure, les seuls promeneurs.

Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Les jardins du parc du « Victoria Embankment Gardens », construits en 1874, sont ouverts à des heures déterminées.

Nos recherches en vue de la rédaction de ce texte nous a permis d’apprendre que « les Jardins » ouvrent à 7 h 30 tout au long de l’année, mais ferment à des heures variables entre 16 h 30 pendant les mois les plus froids et 21 h 30 au plus fort de l’été.

Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Contrairement aux parcs publics du Québec où il n’y a que très rarement des bancs pour permettent aux promeneurs de se reposer, ici à Londres, il y en a dans tous les parcs, incluant celui des jardins du « Victoria Embankment »!

Nous marchons sur des allées de gravier qui sont bordées d’arbres matures. Il y a encore de beaux parterres tout en fleurs.

La section principale des jardins abrite plusieurs monuments commémoratifs fort intéressants dont ceux de Sir Arthur Sullivan, de Robert Burns, de Sir Wilfred Lawson, de Robert Raikes tout comme celui de l’Imperial Camel Corps.

Mémorial de Robert Burns, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Mémorial de Robert Burns, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Mémorial de Robert Burns, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Cette statue de Robert Burns, réalisée par le sculpteur écossais Sir John Steell (1804-1891), est une version de celle érigée à New York. Elle est en bronze et plus grande que nature, mesurant environ 9 pieds de haut alors que le poète est en position assise. Elle est placée sur un socle en granit de Peterhead qui mesure entre 7 à 8 pieds de haut. Le grand poète écossais y est présenté avec une plume dans la main droite, suggérant qu’il est en train de composer.

Cette statue de Robert Burns est l’une des trois copies de celle de Central Park à New York que nous avons eu la chance d’admirer en 2014. Les autres se trouvent à Dundee et Dunedin, en Nouvelle-Zélande…

Comme nous pouvons le constater sur les photos ci-dessous, la tête de la statue de Londres est placée sous un angle légèrement différent de celle de Central Park.

Central Park, New York, É,-U.

Central Park, New York, É,-U.

Photos ci-dessus : Le « Literary Walk », un coin de « Central Park » à New York où nous avons admiré en 2014 la statue du poète écossais Robert Burns!

Nous croisons un curieux monument… qui est surmonté d’un chameau!

Il s’agit d’un mémorial commémorant l’Imperial Camel Corps, « cette unité d’infanterie montée créée en décembre 1916 à partir de troupes qui avaient servi dans la campagne de Gallipoli dans les Dardanelles », nous apprend l’encyclopédie libre Wikipédia.

Mémorial de l’Imperial Camel Corps, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Mémorial de l’Imperial Camel Corps, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Le mémorial de « l’Imperial Camel Corps » est une œuvre du sculpteur écossais Cecil Brown (1868-1926), qui a servi en tant que major dans cette unité. La statue en bronze d’un homme chevauchant un chameau est considérablement plus petite que la taille réelle.

Mémorial de l’Imperial Camel Corps, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Mémorial de l’Imperial Camel Corps, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Deux plaques de bronze décorent le piédestal du mémorial de « l’Imperial Camel Corps ». La première représente deux soldats en train de courir, tandis que l’autre montre deux officiers à côté d’un chameau.

Mémorial de Sir Wilfrid Lawson, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Mémorial de Sir Wilfrid Lawson, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Mémorial de Sir Wilfrid Lawson, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : La statue de Sir Wilfrid Lawson (1829-1906) est une œuvre de David McGill (1864–1947). Lawson était un militant anglais de la tempérance et un homme politique radical et anti-impérialiste du Parti libéral qui siégea à la Chambre des communes à plusieurs reprises entre 1859 et 1906.

Sur une des plaques du monument, nous pouvons lire en anglais : « Un vrai patriote, un orateur sage et spirituel et un réformateur vaillant et clairvoyant. Il a passé une longue vie en tant que joyeux champion de la justice, de la paix, de la liberté et de la tempérance ».

Originalement, cette statue comportait des figures allégoriques représentant la « Tempérance », la « Paix », la « Force » et la « Charité », mais elles ont été volées en 1979.

En arrière-plan des jardins, il y a un édifice que nous avons eu la chance d’admirer il y a quelques jours lors de notre promenade sur la rive sud de la Tamise. Il s’agit de l’édifice de la Shell Mex House, qui abritait autrefois le siège londonien de la compagnie pétrolière Shell.

Shell Mex House, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : L’édifice de la Shell Mex House, qui a ouvert ses portes en 1933, est doté d’une tour qui culmine à plus de 60 mètres de hauteur. Cette tour affiche la plus grande horloge de Londres.

Mémorial de Robert Raikes, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Mémorial de Robert Raikes, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Mémorial de Robert Raikes, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Une statue de Robert Raikes (1735-1811). Il était un philanthrope anglais et un laïc anglican qui est souvent considéré comme le fondateur des écoles du dimanche. La sculpture a été réalisée par l’artiste britannique Thomas Brock (1847-1922). Elle a été dévoilée par le comte de Shaftesbury le 3 juillet 1880, ce jour marquant le centenaire de l’ouverture de la première école du dimanche.

Nous n’avions aucune idée de ce que sont les « églises du dimanche ».

L’encyclopédie Wikipédia nous apprend « qu’une école du dimanche est un établissement d’enseignement, généralement à caractère chrétien, destiné aux enfants ou aux néophytes.

Les cours d’école du dimanche précèdent généralement le service religieux du dimanche et sont utilisées pour fournir une catéchèse aux chrétiens, en particulier aux enfants et aux adolescents, et parfois aussi aux adultes. Les églises de nombreuses confessions chrétiennes ont des salles de classe rattachées à l’église utilisées à cette fin. »

Wikipédia ajoute aussi : « Les écoles du dimanche en Europe ont commencé avec la “Confrérie de la doctrine chrétienne de l’Église catholique”, fondée au XVIe siècle par l’archevêque Charles Borromée pour enseigner la foi aux jeunes enfants italiens! ».

Mémorial du centenaire de l’hôtel Savoy, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Un autre mémorial, celui du centenaire de l’hôtel Savoy, un palace cinq étoiles. Le monument datant de 1989 a été réalisé par Christopher Daniel (1933-2022), le plus éminent concepteur de cadrans solaires du Royaume-Uni, et par l’architecte Sir Hugh Casson (1910-1999). Il s’agit d’une citerne en plomb portant le blason de l’hôtel et utilisée comme bac à fleurs, avec une sphère armillaire au centre.

Mémorial d’Arthur Sullivan, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Mémorial d’Arthur Sullivan, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Un impressionnant mémorial, celui du compositeur anglais Arthur Sullivan (1842-1900), une œuvre du sculpteur gallois William Goscombe John (1860-1952). Le mémorial est érigé à proximité du site du « Savoy Theatre » où furent joués nombre d’opéras-comiques de Goscombe John!

Wikipédia propose une description très complète et très intéressante du monument :

« Le buste d’Arthur Sullivan est en bronze et repose sur un piédestal en granit.

Une figure en bronze d’une femme en pleurs, le haut du corps nu et le bas recouvert de draperies, s’appuie, comme si elle pressait son corps dans son chagrin, contre le socle.

Mémorial d’Arthur Sullivan, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Le sculpteur, après avoir modelé le buste de Sullivan, a ajouté la figure d’une femme inconsolable, qu’il avait sculptée à Paris en 1890-1899. Les sources décrivent la figure de diverses manières comme représentant le “chagrin” ou encore comme la muse grecque de la musique, Euterpe.

Mémorial d’Arthur Sullivan, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Une sculpture en bronze à la base représente un livre de musique ouvert, un des masques de la Comédie et de la Tragédie et une mandoline.

Mémorial d’Arthur Sullivan, Victoria Embankment Gardens, Londres, Royaume-Uni

Le piédestal est surmonté d’une pierre semi-circulaire portant le nom de Sullivan et ses dates de naissance et de décès. »

Nous sortons des Victoria Embankment Gardens et poursuivons notre route vers la Somerset House.

En cours de route, nous croisons une autre statue, celle du physicien et chimiste britannique Michael Faraday (1791-1867). Elle prend place devant l’édifice de « The Institution of Electrical Engineers ».

Mémorial de Michael Faraday, Londres, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : La statue grandeur nature de Michael Faraday, largement considéré comme le père de l’ingénierie électrique, montre le scientifique tenant la bobine d’induction qu’il a utilisée pour sa plus célèbre expérience au cours de laquelle il a découvert l’induction électromagnétique le 29 août 1831. Cette statue est une copie de la statue en marbre de Faraday réalisée en 1876 par le sculpteur irlandais John Henry Foley (1818-1874).

Somerset House
Finalement, il est 10 h 20 lorsque nous arrivons à la Somerset House, un grand bâtiment néo-classique.

Somerset House, Londres, Royaume-Uni

Somerset House, Londres, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : L’affiche extérieure et l’affiche intérieure de la Somerset House. « L’édifice abrite le centre des innovateurs culturels qui relie la créativité et les arts à la société dans son ensemble », peut-on lire sur le site Internet de l’institution. « Elle rassemble les mondes et les esprits pour intensifier la créativité et multiplier les opportunités, favorisant à la fois l’innovation artistique et sociale. »

Nous entrons. Assez curieusement, même si les portes s’ouvrent, il n’y a personne à l’intérieur!

Ouvrant de nombreuses portes et traversant de longs corridors, nous arrivons finalement dans la grande cour intérieure sans avoir rencontré âmes qui vivent!

La cour est immense et entourée de bâtiments avec un jeu de fontaine impressionnant au centre.

Somerset House, Londres, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : La partie centrale du bâtiment de la Somerset House a été construite entre 1776 et 1796 selon les plans de l’architecte suédo-écossais Sir William Chambers (1723-1796). Les ailes nord et sud, de style victorien, sont ajoutées plus tardivement.

Somerset House, Londres, Royaume-Uni

Somerset House, Londres, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : La « Somerset House » abrite une cour intérieure spectaculaire, la « Edmond J Safra Fountain Court »… où prend place une fontaine qui compte 55 jets d’eau verticaux qui s’élèvent à des hauteurs aléatoires!

L’hiver, la fontaine laisse place à une grande patinoire!

Somerset House, Londres, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Sur le site Internet de la Somerset House, nous avons trouvé cette photo montrant la grande cour transformée en patinoire. (Photo provenant d’Internet)

Somerset House, Londres, Royaume-Uni

Somerset House, Londres, Royaume-Uni

Somerset House, Londres, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : L’édifice principal de la Somerset House est magnifiquement décoré.

Somerset House, Londres, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : À l’extérieur d’une des ailes de la Somerset House, une terrasse a été aménagée.

L’édifice abrite un centre expérimental et deux grands musées, dont la Courtauld Gallery, elle qui est l’objet de notre visite ici ce matin.

À suivre…
Visite de la Courtauld Gallery, un magnifique musée d’art qui prend place dans la très grande Somerset House!

Un bar aux Folies-Bergère, Courtauld Gallery, Somerset House, Londres, Royaume-Uni

Un bar aux Folies-Bergère, Courtauld Gallery, Somerset House, Londres, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Une toile réalisée en 1882 par Édouard Manet (1832-1883) et intitulée « Un bar aux Folies-Bergère ». Elle est exposée à la « Courtauld Gallery » en tant qu’œuvre célèbre de Manet, car elle est la dernière grande toile du peintre français. Elle a été achevée un an avant sa mort. Nous joignons également l’affichette du musée qui explique le tableau.

Pour lire les autres textes de notre périple ainsi que ceux de notre autre voyage au Royaume-Uni, cliquez sur ce lien : Londres… le la Grande-Bretagne!

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