

















































Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault
Voici le 31e d’une série de reportages sur un captivant périple qui nous a permis de revoir la ville de Londres et de naviguer de Southampton à La Coruña, découvrant au passage Bruges, le mont Saint-Michel, Saint-Malo, Lorient, La Rochelle, Bordeaux et Bilbao. Une magnifique odyssée réalisée à la toute fin de l’été 2024.
Saint-Malo, Bretagne, France, le vendredi 13 septembre 2024 – Notre promenade au pied des murailles de la vieille ville de Saint-Malo et la longue balade que nous avons réalisée sur le chemin de ronde des fortifications… ont été époustouflantes!
Il est rare que des fortifications médiévales offrent une aussi grande palette de constructions datant d’une autre époque, qui plus est des constructions conservées avec autant de soin.
Le tour du chemin de ronde terminé, nous descendons du « mur » et prenons la direction de la cathédrale Saint-Vincent, un édifice remarquable de l’intra-muros, que nous trouvons rapidement.
Son nom officiel est « La cathédrale Saint-Vincent-de-Saragosse de Saint-Malo », en hommage à un martyr espagnol du IVe siècle. Elle est une des trois cathédrales du diocèse de Rennes avec celle évidemment de Rennes et celle de Dol.
Elle possède le statut de cathédrale depuis 1146… et sa construction s’étira sur près de sept siècles! Elle fut lourdement endommagée en 1944. Elle a fait l’objet d’une longue restauration.
À l’intérieur, on peut y retrouver les tombeaux de Jacques Cartier et du corsaire malouin René Duguay-Trouin.
Puis au terme de cette très intéressante visite, nous reviendrons à notre bateau, le « Marina » pour dîner et pour profiter de la chaleur et du soleil sur le balcon de notre cabine. En fin de journée, nous grimperons sur le pont supérieur… pour admirer Saint-Malo une dernière fois et pour la voir s’éloigner de nous tranquillement!
Photo ci-dessus : Le très impressionnant autel de la cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo, une des nombreuses magnifiques pièces de mobilier signée « Arcabas », un artiste de son vrai nom Jean-Marie Pirot (1926-2018).
N.-B. : Pour regarder le diaporama des photos présentées sur cette page, cliquez sur n’importe laquelle des photos.
Nous descendons des remparts et cherchons la porte Saint-Thomas, par laquelle nous entrons dans la cité intra-muros.
La cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo
En quelques pas, nous atteignons la place Jean de Châtillon, où se trouve la cathédrale Saint-Vincent.
C’est justement l’évêque Jean de Châtillon (1098-1163) qui a implanté la cathédrale ici en 1146…
Celle-ci fut le siège d’un évêché supprimé en 1790… mais son titre a été rétabli « honorifiquement » en 1880, tout comme celui de la cathédrale de Dol dans le même diocèse.
Photos ci-dessus : Au niveau du chœur, la cathédrale Saint-Vincent culmine à 21 mètres de hauteur. Elle est longue de 64,5 mètres et large de 26,8!
Nous y entrons et constatons rapidement la présence de nombreuses œuvres d’art, tant anciennes que modernes!
Photo ci-dessus : Vue d’ensemble de l’intérieur de la cathédrale et notamment du chœur.
Photo ci-dessus : Il y a de beaux vitraux formant une rosace. Celle-ci a été réalisée entre 1969 et 1972 par Jean Le Moal (1909-2007), un artiste-peintre français.
Il y a une jolie mosaïque au sol. Elle porte l’inscription suivante : « Ici s’est agenouillé Jacques Cartier pour recevoir la bénédiction de l’évêque de Saint-Malo à son départ pour la découverte du Canada le 15 mai 1535 ».
Il est assez surprenant de constater que la plaque indique le 15 mai 1535 pour la découverte du Canada, alors que Cartier l’avait déjà découvert à son premier voyage en 1534. Le 15 mai 1535 est la date du début du deuxième voyage de Cartier au Canada.
Photo ci-dessus : Cette plaque a été inaugurée lors de la visite à Saint-Malo du premier ministre du Québec, monsieur Honoré Mercier, en 1891.
Puis, nous apercevons la statue que nous avons vu exposer à l’intérieur de la « Grand’ Porte »!
Rappelons que la statue de la Vierge à l’Enfant Notre-Dame de la Grand’ Porte a été déplacée dans la cathédrale en 2005 pour la protéger des intempéries. Celle qui ornait auparavant la « Grand’ Porte » a été remplacée par une copie.
Photos ci-dessus : De pierre calcaire, la Vierge à l’Enfant de la Grand’ Porte est polychrome. Il s’agit de la plus ancienne statue de la cathédrale, celle-ci datant du XVe siècle. Elle est la protectrice de la cité et des marins.
Photo ci-dessus : Il y a une autre statue représentant une Vierge à l’Enfant dans la cathédrale. Celle-ci daterait du XVIIe siècle.
Assez curieusement, la nef romane est plus haute que le chœur, et nous devons descendre un escalier pour entrer dans le chœur!
Photo ci-dessus : Une très belle série de vitraux. Les vitraux figuratifs de la cathédrale ont été entièrement refaits après la Guerre par le maître-verrier Max Ingrand (1908-1969) et le dessinateur Jean Gourmelin (1920-2011), deux artistes français.
La cathédrale est décorée de plusieurs peintures, des huiles sur bois plutôt modernes, représentant des scènes religieuses. Ces œuvres sont d’un artiste français, Augustin Frison-Roche (1987- ).
Photos ci-dessus : Deux magnifiques peintures d’Augustin Frison-Roche, elles datent respectivement de 2023 et de 2022. Il me semble que nous retrouvons le style sublime de Gustav Klimt!
Photos ci-dessus : Il y a quatre belles sculptures de bois placées dans des niches sur un des murs de la cathédrale.
Puis nous arrivons devant le magnifique maître-autel de l’église, une œuvre d’Arcabas, un artiste français de son vrai nom Jean-Marie Pirot (1926-2018). Le meuble est construit en bronze et en marbre noir d’Afrique!
Photos ci-dessus : L’autel, c’est le lieu central de l’église. Aux quatre coins de l’autel se trouvent des représentations des évangélistes : l’aigle (Saint-Jean), le lion (Saint-Marc), le taureau (Saint-Luc) et l’Homme (Saint-Mathieu).
Photo ci-dessus : Le fauteuil du célébrant fait aussi partie du mobilier créé par Arcabas père et fils.
Puis, nous arrivons devant la tombe de Jacques Cartier et d’une maquette de son bateau, la « Grande Hermine ». Elles sont situées dans la chapelle nord.
La sépulture de Cartier fut retrouvée dans cette cathédrale en 1949, alors que des travaux de restauration étaient en cours.
Cartier, était un natif de Saint-Malo et il est décédé en 1557.
Je m’approche du lieu de dernier repos du découvreur du Canada… et je « tombe sur la tombe ».
Sur le coup, j’ai eu mal, mais sans toutefois constater les dégâts, étant vêtu d’une chemise, d’un chandail et d’un manteau. Ce n’est qu’en arrivant à la cabine que j’ai constaté que j’avais une longue entaille au bras gauche!
Photo ci-dessus : Une maquette de la Grande-Hermine, un des trois bateaux avec lesquels Jacques Cartier est venu au Canada, est accrochée au mur au-dessus de la tombe du Malouin.
Photos ci-dessus : La dalle funéraire et la plaque commémorative de la tombe de Jacques Cartier.
Dans la chapelle où repose Cartier, il y a une très vieille sculpture d’une Vierge à l’Enfant, il s’agit de Notre-Dame de Rocamadour.
Photo ci-dessus : Cette statue de Notre-Dame de Rocamadour a pris place dans la cathédrale Saint-Vincent en 2017. Le sculpteur de Belle-Île, Thierry Gillaizeau, et son confrère malouin, Jean-Marie Paté, ont réalisé la réplique d’une statue qui date de la fin du XIe, début du XIIe siècle. Le premier l’a sculptée en bois de tilleul et le second l’a dorée et patinée.
Les œuvres que nous pouvons admirer dans la cathédrale Saint-Vincent présentent un résumé intéressant de l’art sacré depuis les sculptures anciennes jusqu’aux réalisations contemporaines.
Photos ci-dessus : Deux magnifiques peintures sur bois d’Augustin Frison-Roche. La première présente le « Baptême du Christ », la deuxième « La Pentecôte »!
Les fonts baptismaux modernes sont remarquables, de couleur verte.
Photos ci-dessus : C’est avec son fils, Étienne, un sculpteur, qu’en 1991, Arcabas a créé le baptistère moderne de la cathédrale Saint-Vincent.
Photo ci-dessus : Une peinture réalisée par Augustin Frison-Roche tient lieu de retable pour l’autel du baptistère.
Photo ci-dessus : La cathédrale a subi de graves dommages en août 1944. Elle a été reconstruite et inaugurée 28 ans plus tard, soit le 21 mai 1972. Une plaque en bronze rappelle cet accomplissement.
Photo ci-dessus : Un petit autel qui a été consacré en 2016. L’œuvre est une réalisation de l’artiste d’origine géorgienne, Goudji, de son vrai nom Guy Georges Amachoukeli (1941- )
Photo ci-dessus : La chaire de la cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo.
Photos ci-dessus : D’autres superbes vitraux de la cathédrale Saint-Vincent de Saint-Malo, des œuvres des artistes français Max Ingrand et de Jean Gourmelin.
L’enclos de la Résistance
Nous sortons et tentons de trouver le pilori… sans succès.
Nous nous arrêtons toutefois devant « L’enclos de la résistance ».
Il s’agit d’une petite place érigée en 1957 en mémoire des Malouins partis rejoindre le Général de Gaulle, à Londres, après son célèbre appel du 18 juin 1940.
Nous avons lu sur le site Internet de « Rennes Infos » que l’enclos a été installé à deux pas de la cathédrale. Il comprend une stèle taillée par le sculpteur Eugène Dodeigne (1923-2015) qui a été inaugurée en 1962.
Photos ci-dessus : Mégalithe de granit simple, cette sculpture représente un corps humain sans bras dressé dans une position de souffrance et de supplication, la tête vers le ciel.
Nous décidons de retourner au bateau pour le dîner. Sur le chemin du retour, nous passons devant le restaurant Bergamote, qu’une copine de Céline lui a chaudement recommandé!
Mais, lors de notre passage, il y avait foule, et ce, parce que nous étions en pleine heure du midi.
Nous retrouvons rapidement le quai pour monter à bord du « tender »… qui nous ramène au bateau rapidement. De fait, nous arrivons à la cabine à 13 h 30… où nous constatons ma blessure au bras.
Il est 14 heures lorsque nous nous présentons au Terrace Café pour le dîner. Il y a beaucoup moins de monde que les autres jours, plusieurs croisiéristes sont certainement à terre!
Du soleil sur notre balcon
Après le repas, nous nous installons sur notre balcon qui est illuminé et chauffé par le soleil
Photos ci-dessus : Céline profite des chauds rayons de « Galarneau » sur le balcon de notre cabine à bord du Marina, de la compagnie « Oceania Cruises ».
Notre bateau doit lever l’ancre à 17 heures. Étant donné le beau soleil et une relative chaleur, nous montons sur le pont supérieur pour voir la terre s’éloigner de notre navire!
Photos ci-dessus : Le bleu est roi, tant dans le ciel que sur les eaux!
Photos ci-dessus : La ville fortifiée de Saint-Malo d’où nous apercevons la flèche de la cathédrale Saint-Vincent.
Photo ci-dessus : Encore de nombreux voiliers qui glissent sur les eaux bleues de la baie de Saint-Malo.
Photo ci-dessus : Un dernier « tender » qui rentre à la maison!
Photos ci-dessus : Une grande plaque décorative en céramique avec un petit miroir au centre où nous voyons le bateau qui lève l’ancre.
Photos ci-dessus : Nous voici tous les deux immortalisés sur le pont du « Marina ».
Photo ci-dessus : Et voici l’entaille dans mon avant-bras, résultat de ma chute sur la tombe de Jacques Cartier.
Photos ci-dessus : Et voilà, le bateau amorce sa navigation vers Lorient!
Ce soir nous avons un souper de spécialité. Nous en aurons quatre au cours de la croisière. Celui de ce soir est prévu pour 21 heures au restaurant italien du bateau, le Polo Grill…
Mais, chanceux, une employée du bateau communique avec nous vers 18 heures pour devancer notre réservation à 18 h 30!
Nous y arrivons à l’heure dite. On nous installe devant une fenêtre donnant sur la mer!
L’accueil est très chaleureux et le service sera excellent durant tout le repas.
Céline commande une entrée de rémoulade et une assiette de salade de poulet cobo, tandis que je m’offre une entrée de crevettes géantes, un filet mignon et pour dessert une pointe de « Key lime pie ».
Photos ci-dessus : Nos entrées.
Photo ci-dessus : Une des rares photos de nous deux en voyage, une gentillesse de notre serveur.
Photos ci-dessus : Le repas principal.
Photo ci-dessus : Et le dessert!
Nous sortons à 20 h 30 et allons acheter de petits pansements adhésifs pour soigner ma blessure…
Puis, nous nous rendons au spectacle de la soirée, à 21 h 15… « Headliners : The Story Behind », un beau spectacle de chants et de danses avec des artistes vêtus de bien jolis costumes.
Nous sommes de retour à la cabine à 22 heures et nous prenons un instant pour reviser notre plan de visite pour notre escale de demain à Lorient.
À suivre…
Courte visite de la ville de Lorient en matinée et excursion en après-midi pour découvrir le château de Josselin.
Photo ci-dessus : Une vue superbe sur la marina de Lorient, une commune du département du Morbihan.
Pour lire les autres textes de notre périple amorcé à Londres avant de prendre la mer, cliquez sur ce lien : Fascination française de Londres au Royaume-Uni à La Coruña en Espagne!






