Irlande, Voyages, Croisière - Cercle polaire8 months ago314 Views

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault
Voici le 62e d’une série de reportages sur une magnifique odyssée qui nous a menés, dans un premier temps, à Rotterdam aux Pays-Bas, puis en croisière en Norvège, jusqu’au-delà du cercle polaire, par la suite au Royaume-Uni et en Irlande et finalement, après la descente du bateau, à Amsterdam également aux Pays-Bas. Un inoubliable périple réalisé du 12 mai au 19 juin 2025.
Cobh, République d’Irlande, le jeudi 12 juin 2025 – Notre découverte de la petite ville de Cobh s’est amorcée par une tournée de quelques mémoriaux sous forme de sculptures, puis nous avons admiré ses emblématiques maisons colorées, surnommées « Le jeu de cartes »!
Notre promenade nous a amenés devant la cathédrale de la ville, la cathédrale catholique Saint Colman dans laquelle nous sommes entrés.
La construction de la cathédrale a commencé en 1868… pour finalement se terminer en 1915, date à laquelle l’installation d’une flèche imposante mit un terme aux travaux.
Comme mentionné dans notre texte précédent l’église est immense, alors que la population de toute la cité avoisine à peine les 13 000 habitants! En fait, lors de la décision de la construire au XIXe siècle, il y avait tellement d’Irlandais qui s’amenaient à Cobh pour prendre le bateau vers l’Amérique que la construction d’une grande cathédrale s’est imposée!
Photo ci-dessus : La cathédrale Saint Colman, sa flèche et la croix qui culmine à son sommet vues alors qu’enfin le brouillard se lève sur Cobh!
N.-B. : Pour regarder le diaporama des photos présentées sur cette page, cliquez sur n’importe laquelle des photos.
Comme mentionné précédemment, la cathédrale a été construite de 1868 à 1915. Elle est située sur une colline dominant la ville.
Elle est surmontée d’une haute flèche octogonale de 90 mètres, flèche surmontée d’une croix en bronze haute de 3,3 mètres.
Nous n’avons malheureusement qu’entre aperçu la croix, la flèche se terminant dans un épais brouillard lors de notre passage.
Il y a un carillon à 49 cloches, le seul en République d’Irlande, avec 49 cloches qui sonnent automatiquement… et qui peuvent être jouées par un carillonneur.
Quelques minutes après notre arrivée devant la cathédrale, nous entendons le carillon sonner! Une chance.
Dès 1864, il a été décidé que l’église catholique à construire serait la cathédrale du diocèse de Cloyne… et qu’elle serait dédiée au fondateur du diocèse, Saint Colman (522-600).
Après avoir admiré l’architecture extérieure de la cathédrale, nous entrons.
Photos ci-dessus : Notre première vue de l’intérieur de la cathédrale Saint Colman… C’est une très grande église, très haute. Elle est en forme de croix latine.
L’église est à trois nefs. La nef centrale s’étire sur 64 mètres jusqu’au choeur, alors qu’au niveau du transept elle est large de 36,5 mètres.
Il y a de nombreux vitraux. Selon l’encyclopédie libre Wikipédia, une grande partie des vitraux sont des réalisations de la firme « Franz Mayer & Co. », de Munich.
Photos ci-dessus : Quelques-uns des superbes vitraux de la cathédrale Saint Colman de Cobh.
Nous nous approchons du maître-autel…
Photos ci-dessus : Le choeur et le maître-autel sont magnifiquement décorés de sculptures en marbre et de colonnes en porphyre ou en marbre rose!
Photo ci-dessus : Une chapelle latérale, la chapelle du Sacré-Cœur avec son autel en marbre de Sicile.
Photo ci-dessus : Un très beau relief affichant la crucifixion du Christ que l’on peut admirer dans une chapelle latérale. On y voit le Christ en croix, avec l’inscription INRI, la Vierge Marie, debout à gauche, tête inclinée, dans une attitude de douleur contenue, Saint-Jean l’Évangéliste, debout à droite et Marie-Madeleine, agenouillée au pied de la croix, dans une posture de supplication.
Puis, nous arrivons devant un autel latéral richement décoré. Il est surmonté, entre autres, de deux reliefs de stations du chemin de croix de la cathédrale.
Photos ci-dessus : Magnifique autel latéral surmonté de deux reliefs sculptés du chemin de croix de la cathédrale.
Photo ci-dessus : Une statue de Jésus représentant le Sacré-Cœur. La religieuse agenouillée est probablement Sainte Thérèse de Lisieux, souvent représentée avec des fleurs et en habit de carmélite.
Devant le piédestal, nous remarquons un présentoir à bougies. L’intelligence artificielle de Chrome nous précise « qu’il s’agit d’un système de bougies votives “St. Killians”, connu pour être un système de combustion sans fumée et sans suie, utilisé dans de nombreuses églises et cathédrales pour préserver leurs intérieurs historiques! »
Photo ci-dessus : Une des deux belles mosaïques qui décorent l’autel.
Photos ci-dessus : La cathédrale possède une chaire en bois de grande qualité. Elle est sculptée dans le style gothique intérieur de l’édifice. Elle se distingue comme l’un des éléments décoratifs majeurs du mobilier liturgique. Il s’agit d’une pièce remarquable par sa finesse et son détail sculpté.
« Le mobilier liturgique intérieur — dont la chaire, les stalles du chœur, les écrans et d’autres sièges canoniaux —, nous apprend le robot conversationnel ChatGPT, est en bois de chêne autrichien. Ce choix de bois noble confère à la chaire une grande durabilité et une belle patine, renforçant sa présence visuelle en tant qu’objet liturgique et artistique. »
Photos ci-dessus : Deux anges en bois sculpté encadrent l’entrée de l’escalier menant à la chaire.
Photo ci-dessus : Un autre autel latéral où prennent place deux reliefs sculptés du « Chemin de croix ».
Photos ci-dessus : Et voici deux autres reliefs du « Chemin de croix » de la cathédrale.
Photos ci-dessus : Un autre très beau relief, celui-ci présentant le mariage de Marie et de Joseph.
Photos ci-dessus : Une très belle chapelle, celle-ci érigée en hommage à la Vierge Marie.
Photo ci-dessus : La rosace en vitrail de la cathédrale Saint-Colman de Cobh est l’un des éléments architecturaux et artistiques les plus impressionnants de ce bel édifice néo-gothique du XIXᵉ siècle, tant à l’extérieur qu’ici vue de l’intérieur.
Nous sortons, car une messe commence.
Tout à côté de la cathédrale prend place un impressionnant immeuble en pierre. Nous avons cru qu’il s’agissait du presbytère, mais nos recherches en vue de la rédaction de ce texte nous ont appris qu’il s’agit plutôt du « Couvent Bon Secour ».
Le bâtiment est également connu sous le nom de Cobh Convent Building at Cathedral. Il a été construit entre 1900 et 1920.
Photo ci-dessus : Le « Cobh Convent Building at Cathedral » a accueilli la congrégation des Sœurs de Bon Secours, un ordre religieux catholique féminin dédié aux soins infirmiers.
D’où nous nous trouvons, devant la cathédrale, nous avons une vue superbe sur les maisons colorées surnommées « Le Jeu de cartes » que nous avons vu de près précédemment.
Photo ci-dessus : Wow! Le « Jeu de cartes » vu d’un autre angle alors que le brouillard semble être à se lever!
Nous poursuivons notre promenade dans les rues de la petite ville de Cobh…
Photo ci-dessus : Nous passons devant d’autres petites maisons peintes de couleurs vives.
Nous nous arrêtons quelques instants devant une belle peinture murale historique.
L’oeuvre commémore la « Marche pour la Liberté de 1921 », elle qui célèbre la fin du contrôle britannique dans la région, symbolisée par la prise de forts, et l’avancée vers l’indépendance irlandaise, un moment clé de la guerre d’indépendance.
Photos ci-dessus : Une murale qui illustre l’histoire locale et la lutte pour l’indépendance de l’Irlande.
Nous avons lu sur Internet que : « La “Marche pour la Liberté de 1921” à Cobh fait référence à une commémoration de la Guerre d’Indépendance irlandaise (1919-1921) marquant le transfert de forts britanniques, comme Fort Charles, aux forces de l’IRA, symbolisant la lutte pour l’indépendance irlandaise.
Des murales à Cobh rappellent cet événement et surtout le rôle de la population locale dans cette quête d’autonomie, après la signature du “Traité Anglo-Irlandais” qui a créé l’État Libre d’Irlande.
Soulignons que la Guerre d’Indépendance irlandaise (1919-1921) a été une période de conflit intense entre l’IRA (Armée républicaine irlandaise) et les forces britanniques pour l’indépendance de l’Irlande.
Le tout s’étant terminé par la signature du “Traité Anglo-Irlandais” en décembre 1921. Ce traité a mis fin à la guerre, menant à la création de l’État Libre d’Irlande (aujourd’hui la République d’Irlande), mais a aussi provoqué la Guerre Civile irlandaise en raison des désaccords profonds dans la population sur les termes du traité. »
Photo ci-dessus : Une élégante cheminée, construite en 1907, subsiste comme vestige solitaire de ce qu’on appelait la « centrale électrique de Cobh ». La cheminée, dont les angles de son fût octogonal en briques rouges sont soulignés de briques bleues vitrifiées, est un point de repère remarquable dans la ville.
Photo ci-dessus : Des fleurs sauvages, notamment des marguerites blanches, soulignent l’arrivée du printemps. La falaise verdoyante sépare les maisons traditionnelles de la plage en contrebas. La scène dégage une atmosphère calme et brumeuse, typique d’une journée nuageuse au bord de la mer!
Photo ci-dessus : Du front de mer, des escaliers menant à l’Albert Terrace!
Photo ci-dessus : Un mémorial en pierre marquant le lieu de naissance de Jack Doyle (1913-1978), surnommé « The Gorgeous Gael ». Doyle était un boxeur, un chanteur et un acteur irlandais! Le mémorial est situé dans une zone connue localement sous le nom de « Holy Ground ».
À suivre
Poursuite et fin de notre promenade dans la ville côtière de Cobh en République d’Irlande!
Photo ci-dessus : Dans « Le jardin commémoratif du Titanic » présente, entre autres, une structure filaire représentant le contour du navire sur la pelouse. Le texte visible est une dédicace aux personnes ayant péri à bord du navire.
Pour lire les autres textes de notre croisière, cliquez sur ce lien : Nos textes relatifs à une longue croisière sur les côtes de la Norvège et autour des îles Britanniques en mai et juin 2025.
Pour lire les autres textes de notre périple amorcé à Rotterdam avant de prendre la mer, cliquez sur ce lien : Nos textes relatifs à un séjour de cinq jours à Rotterdam au Pays-Bas en mai 2025.
















































