
Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault
Voici le 21e d’une série de reportages sur un captivant périple qui nous a permis de revoir la ville de Londres et de naviguer de Southampton à La Coruña, découvrant au passage Bruges, le mont Saint-Michel, Saint-Malo, Lorient, La Rochelle, Bordeaux et Bilbao. Une magnifique odyssée réalisée à la toute fin de l’été 2024.
Londres, Royaume-Uni, dimanche le 8 septembre 2024 – Depuis le début de la matinée, nos derniers pas à Londres nous ont comblés!
Un trajet très intéressant sur le Victoria Embankment, un autre rapide coup d’œil sur Trafalgar Square et l’exploration de la Courtauld Gallery, un musée où nous avons admiré une pléthore d’œuvres d’art d’artistes que nous adorons nous ont ravis.
Finalement, nous achevons notre sixième et dernière journée de visites dans la capitale de l’Angleterre en y allant d’une balade sur la rive nord de la Tamise jusqu’au pont Southwark… que nous traverserons pour entrer à la Tate Modern, un musée d’art moderne et contemporain.
Nous y écourterons notre visite, la majorité des œuvres présentées demeurant, pour nous, impossibles à comprendre. Dommage.
Nous retournons donc à notre hôtel, d’où nous partirons plutôt pour explorer la gare de Waterloo, celle où nous prendrons le train demain pour nous rendre à Southampton… le port d’où notre bateau de croisière lèvera l’ancre mardi.
Photo ci-dessus : Un des deux dragons en fonte dressé sur un socle en pierre qui marquent les limites de la Cité de Londres!
N.-B. : Pour regarder le diaporama des photos présentées sur cette page, cliquez sur n’importe laquelle des photos.
Il est 12 h 15 lorsque nous sortons de la Courtauld Gallery, en fait de la Somerset House, et ce, par la porte principale, par opposition à la porte de service par laquelle nous sommes entrés ce matin!
Le très belle place piétonne de Strand Aldwych
Nous nous retrouvons sur une grande place piétonne fermée par une église, celle de St Mary-le-Strand.
Nos recherches en vue de la rédaction de ce texte nous ont permis d’apprendre que l’espace piéton sur lequel nous nous trouvons se nomme Strand Aldwych!
Cette place abrite certains des principaux établissements culturels et éducatifs de Londres, notamment l’historique Somerset House, les centres d’enseignement de classe mondiale du Kings College London et de la London School of Economics, ainsi que les églises St Mary-le-Strand et St Clement Danes.
« En 2022, avons-nous lu sur Internet, le quartier a subi une transformation majeure. Il s’agissait de convertir l’une des routes les plus fréquentées et les plus encombrées de Londres en un nouvel espace piétonnier de 7 000 mètres carrés qui relie les institutions ci-dessus entre elles. Cela a fait de Strand Aldwych une destination des plus attrayantes en tant que pôle économique et social du quartier. »
Photos ci-dessus : Nous avons trouvé sur Internet deux dessins montrant l’espace piéton « Strand Aldwych » avant et après les travaux. Wow!
Photos ci-dessus : En sortant de la « Somerset House », nous apercevons la très belle église « St Mary-le-Strand ».
L’église de St Mary-le-Strand a été construite entre 1714 et 1717 sous la direction de l’architecte James Gibbs (1682-1754) », nous apprend l’encyclopédie libre Wikipédia. « Le lieu de prière anglican a été consacré le 1er janvier 1723 ».
Nous nous en approchons, mais il y a une réception à l’intérieur, nous ne pouvons y entrer.
Photo ci-dessus : Sur la grande place devant l’église, il y a des bancs et des tables créant des espaces de repos et d’échange pour le public!
Il y a aussi un magnifique lampadaire et une grande murale!
Photo ci-dessus : Un magnifique lampadaire décoré d’un relief rendant hommage à « Saint Martin-on-the-field », une église sise à proximité. Celle-ci est dédiée à Saint Martin-de-Tour, lui qui est représenté sur le relief du lampadaire où on le voit partageant son manteau avec un déshérité transi de froid.
Photo ci-dessus : Une murale intitulée « Le calme enchanteur du Strand de Londres »! La murale illustre comment un réensauvagement collectif de la ville de Londres ressemblerait à un conte de fées!
Photo ci-dessus : Une petite partie du « Strand Aldwych » a été renommée « Montreal Place »… il s’agit d’une toute petite rue d’une longueur d’environ 50 mètres.
Photos ci-dessus : Tout comme Montréal, l’Inde a sa place sur le « Strand Aldwych ». On y trouve une colonne surmontée d’un buste de Jawaharlal Nehru (1889-1964). Il a été érigé à proximité de la « Maison de l’Inde » qui abrite le Haut-Commissariat de l’Inde.
Photo ci-dessus : Nous quittons l’espace piéton « Strand Aldwych », alors que nous croisons une affiche qui invite à la prière à l’église St Mary-le-Strand!
La Maison de l’Australie à Londres
Nous arrivons devant un bel édifice décoré de sculptures. Il s’agit de l’Australia House.
« Le roi George V posa la première pierre du bâtiment en 1913, mais ce n’est qu’en août 1918 qu’il inaugura officiellement le bâtiment achevé. Les contraintes de la Première Guerre mondiale – principalement les difficultés de transport et la pénurie de main-d’œuvre – avaient considérablement retardé la construction », peut-on lire sur le site Internet de la Australia House.
La « fédération des six États australiens » fut créée officiellement le 1er janvier 1901, mais ce n’est qu’en 1906 que le gouvernement fédéral envoya un secrétaire officiel à Londres pour représenter l’Australie.
Photo ci-dessus : L’édifice de la « Australia House » a été conçu par les architectes écossais A. Marshal Mackenzie and Son.
Photos ci-dessus : Deux grandes sculptures décorent la Maison de l’Australie à Londres. La première est titrée « La prospérité de l’Australie ». La deuxième a été nommée « L’éveil de l’Australie ». Elles ont été réalisées entre 1915 et 1918 par le sculpteur britannique, élevé dans le Queensland en Australie, Harold Parker (1873-1961).
La page Wikipédia de l’immeuble nous apprend que le grand intérieur de la « Maison d’Australie » à Londres a été utilisé comme décor de la banque des sorciers Gringotts dans le film « Harry Potter à l’école des sorciers »!
Balade en bordure de la Tamise
Nous rejoignons la promenade sise près de la Tamise, la Victoria Embankment, où nous croisons deux statues de dragons qui affichent les armoiries de la ville de Londres.
Nos recherches en vue de la rédaction de ce texte nous ont appris que ces dragons marquaient la limite ouest de la Cité de Londres!
Photos ci-dessus : Les dragons sont en fonte sur des socles en pierre. Ils marquent les limites de la Cité de Londres. Les dragons décoraient l’entrée de la Bourse du charbon depuis 1849. Ils ont été conservés lorsque la Bourse a été démolie en 1962-1963. Aujourd’hui, ils sont peints en argent, avec des détails de leurs ailes et de leur langue soulignés en rouge.
« Le dragon soutient un bouclier portant les armoiries de la Cité de Londres peintes en rouge et blanc », peut-on lire sur la page Wikipédia des dragons.
« On y voit une croix rouge sur fond blanc identifiée à Saint-Georges et une épée rouge qui est un attribut de Saint-Paul. Saint-Georges et Saint-Paul sont respectivement les saints patrons de l’Angleterre et de Londres. »
Nous marchons dans la même direction qu’hier, mais de l’autre côté de la Tamise d’où nous avons un point de vue fort intéressant sur la rive sud.
Photo ci-dessus : Des immeubles résidentiels en hauteur près du pont de Waterloo.
Photo ci-dessus : Une autre fois, la « Grande roue de Londres », « London Eye ».
Photos ci-dessus : Le complexe « One Blackfriars », mieux connu sous le nom informel de « The Vase » ou « The Boomerang » en raison de sa forme. La tour de 50 étages atteint 166,3 mètres de hauteur.
En marchant sur la rive nord de la Tamise, nous croisons une statue représentant un personnage hélant un taxi!
Photos ci-dessus : Une sculpture intitulée « Taxi ». Elle est l’œuvre du sculpteur américain John Seward Johnson II (1930-2020). La statue est en bronze et elle a été coulée en 1983.
Nous avons déjà admiré d’autres œuvres de John Seward Johnson II.
Une première en 2006, lors de notre passage sur les plages de Sarasota en Floride.
Photo ci-dessus : À l’entrée de la marina de Sarasota, les touristes peuvent voir une immense sculpture représentant un matelot embrassant une infirmière. Vraiment gigantesque.
Puis, nous en avons admiré une deuxième, en 2015 cette fois-ci lors d’une visite à Key West, toujours en Floride.
Photo ci-dessus : La sculpture « Time for Fun » de John Seward Johnson II, inspirée d’une toile d’Auguste Renoir intitulée « Danse à la campagne »!
Nous nous arrêtons devant un très bel édifice. Il s’agit de l’ancien bâtiment de la City of London School à Blackfriars. Il est demeuré le siège de l’école pendant un peu plus de cent ans, de 1883 à 1986. Aujourd’hui, l’immeuble est occupé par la banque « JP Morgan ».
Photos ci-dessus : L’ancien édifice de la « City of London School » est décoré de nombreuses magnifiques sculptures.
Photo ci-dessus : Une autre vue de l’édifice « One Blackfriars », surnommé « The Boomerang ».
Nous nous assoyons sur un banc face à la Tamise. Sur l’autre rive, nous pouvons admirer l’immense bâtiment abritant le musée Tate Modern.
Comme nous l’avons déjà mentionné dans un texte précédent, « le Tate Modern est le musée qui, depuis son ouverture le 13 mai 2000, regroupe la collection nationale d’art moderne et d’art contemporain international, provenant de la Tate Gallery! »
Photo ci-dessus : Le « Tate Modern » est construit dans une centrale électrique désaffectée… qui avait été conçue en 1891 par l’architecte britannique Giles Gilbert Scott (1880-1960).
Nous passons devant le Millennium Bridge, un pont suspendu, en fait une passerelle en acier réservée aux piétons enjambant la Tamise. Elle relie le quartier de Southwark à la City sur la rive nord.
Photo ci-dessus : Le Millennium Bridge!
Nous poursuivons notre promenade jusqu’au Southwark Brigde, que nous traversons pour revenir sur la rive sud de la Tamise.
Il est passé 13 h 30. Nous entrons dans le même restaurant où hier nous avons pris une collation : « Pret à Manger », un comptoir de restauration rapide.
Une salade au poulet pour Céline et une pâtisserie danoise pour moi, le tout accompagné d’un capucino et d’une bouteille d’eau. Bien que tout était délicieux, il faudra repasser pour le rapport qualité-prix… car notre frugal repas nous a coûté 30 $ canadiens!
Nous reprenons notre route, cette fois-ci en direction de notre hôtel.
Le Tate Modern
En passant devant le Tate Modern, nous décidons d’y entrer, bien que l’art moderne ne soit pas « notre tasse de thé »!
Il est 14 h 15 lorsque nous entrons dans le musée. C’est gratuit. Nous déposons nos manteaux et mon sac à dos dans un casier et nous amorçons notre visite.
Nous montons d’un étage en empruntant un long escalier mécanique et nous entrons dans une salle où l’on retrouve des œuvres de Marie Laurencin, de Picasso, et de bien d’autres.
Photo ci-dessus : Le portait de Marie Laurencin, de Cecilia de Madrazo et du chien Coco, une toile de 1915 de l’artiste française Marie Laurencin (1885-1956). Ce tableau présente Cecilia, la fille du peintre espagnol Federico de Madrazo, et l’artiste Marie Laurencin elle-même, présentées à gauche.
Photo ci-dessus : Une toile de 1926 du peintre britannique Dod Procter (1892-1972) intitulée « Matin ». « Ce tableau a été élu “Tableau de l’année” à l’exposition d’été de la “Royal Academy” de 1927 », mentionne l’affichette!
Photo ci-dessus : « Le petit paysan », une toile peinte vers 1918 par l’artiste italien Amedeo Modigliani (1884-1920).
L’affichette précise que : « Modigliani a longtemps été influencé par le peintre Paul Cézanne (1839-1906). Ce tableau a probablement été inspiré par les peintures de Cézanne représentant des travailleurs ruraux. Les sujets de Cézanne étaient également placés au centre de la toile et peints dans des tons principalement bleus. »
Photo ci-dessus : Une toile de Pablo Picasso (1881-1973) intitulée « Plat de poires », une œuvre réalisée en 1936 par le grand maître espagnol.
Photo ci-dessus : Le titre des cette œuvre de 1942 du peintre britannique John Tunnard (1900-1971) est « Tol Pedn »! « Tol-Pedn est une maison de Penwith en Angleterre, près de la maison de Tunnard sur la péninsule de Lizard. Elle est le point le plus au sud du continent britannique », mentionne l’affichette du musée.
Photo ci-dessus : Une peinture à l’huile sur toile intitulée « Les cellules de la nuit ». L’œuvre date de 1934 et est de l’artiste britannique Cecil Collins (1908-1989).
Photo ci-dessus : « Paysage jaune », un tableau du peintre danois Carl-Henning Pedersen (1913-2007).
Photo ci-dessus : L’œuvre est du peintre néerlandais Karel Appel (1921-2006) qui a intitulé sa toile « Hip, Hip, Hoorah » en 1949.
L’affichette nous explique que : « Le titre de “Hip, Hip, Hoorah!” était destiné à célébrer la liberté artistique atteinte par le mouvement CoBrA (1948-1951), un groupe d’artistes actifs à Copenhague, Bruxelles et Amsterdam qui cherchaient à revigorer la culture d’après-guerre. Les personnages combinent des attributs humains avec des traits d’animaux ou d’oiseaux. »
Nous entrons dans une salle où sont exposées des œuvres de Joan Mitchell (1925-1992)!
Photo ci-dessus : Un tableau titré « Champ labouré », une œuvre de 1971 de l’Américaine Joan Mitchell, elle qui a vécu en France et a été la compagne durant de longues années du peintre québécois Jean-Paul Riopelle (1923-2002).
Photo ci-dessus : Une autre toile de Joan Mitchell, celle-ci titrée « Deux tournesols » (1980).
Photo ci-dessus : Une toile de 1960 de la peintre américaine Jacqueline Humphries. L’œuvre porte un titre imprononçable de « ~?i.h% »! L’affichette nous indique que « cette œuvre est issue d’une photographie que Humphries a numérisée d’une de ses anciennes peintures et transformée en code numérique à l’aide de sept caractères : ~, ?. j, J, H, h et % ».
Photo ci-dessus : Une œuvre intitulée « Blu Grande » réalisée en 1974 par l’artiste italienne Carla Accardi (1924-2014)
Puis, nous traversons un enchaînement de salles présentant des installations… toutes aussi incompréhensibles les unes que les autres.
Nous sortons à 15 heures, un peu déçus, mais il faut dire que nous nous y attendions.
Il a plu pendant notre visite. Nous sommes vraiment chanceux.
Nous revenons lentement jusqu’à notre hôtel.
Après une courte pause, nous ressortons pour explorer la gare de Waterloo qui jouxte notre hôtel.
C’est de cette gare que nous prendrons le train demain matin pour nous rendre à Southampton, un grand port situé à 130 km de Londres d’où nous partirons en croisière sur le MS Marina.
Ce bateau est un navire de croisière, construit dans les chantiers navals de Fincantieri à Sestri Ponente en Italie pour Oceania Cruises.
Le Marina est le premier d’une série de deux navires de croisière, le second étant le MS Riviera. Le navire a été baptisé à Miami par « Mary Hart », une personnalité de la télévision américaine, le 5 février 2011.
À suivre…
Découverte, au grand vent, de la vieille ville de Southampton.
Photo ci-dessus : Une impressionnante porte médiévale nommée « Bargate » située dans le centre-ville de Southampton. Elle a été construite à l’époque normande et était partie intégrante des fortifications de la ville. Elle était la principale porte d’entrée de la ville.
Pour lire les autres textes de notre périple ainsi que ceux de notre autre voyage au Royaume-Uni, cliquez sur ce lien : Londres… le la Grande-Bretagne!






