St Andrew’s and St George’s West Church… une église où le diable ne peut pas se cacher dans les coins!

Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault

Voici le 33e d’une série de reportages sur une magnifique odyssée qui nous a menés, dans un premier temps, à Rotterdam aux Pays-Bas, puis en croisière en Norvège, jusqu’au-delà du cercle polaire, par la suite au Royaume-Uni et en Irlande et finalement, après la descente du bateau, à Amsterdam également aux Pays-Bas. Un inoubliable périple réalisé du 12 mai au 19 juin 2025.

Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni, le jeudi 29 mai 2025 – Notre exploration de la Scottish National Gallery nous a comblés de bonheur. Non seulement, nous avons pu admirer des oeuvres d’artistes que nous adorons, Van Gogh, Cézane, Morisot, etc., mais en prime nous avons découvert plusieurs peintres écossais dont les oeuvres nous ont émues.

Notre programme de visites prévoit maintenant la découverte de l’église St Andrew’s and St George’s West, une église à la nef inhabituelle, de forme ovale! La raison : « Elle a été conçue pour que le diable ne puisse pas se cacher dans les coins »!

Outre cette particularité, cette église, construite au XVIIIe siècle, est devenue le lieu de naissance de l’Église d’Écosse actuelle, lors du schisme de 1843!

Au terme de cette visite, nous nous rendrons dîner dans un pub typique de l’Écosse, le Milnes Bar, qui depuis 1910 est le lieu de prédilection des légendes littéraires écossaises!

Et pour terminer notre courte escapade à Édimbourg, nous nous rendrons visiter le National Museum of Scotland, un musée résultant de la fusion du « Musée de l’Écosse », consacré à l’histoire, aux antiquités, au peuple et à la culture de l’Écosse, et le « Musée royal » avec ses collections sur la science, la technologie, l’histoire naturelle et les cultures du monde! Bref, un musée des plus éclectique.

Photo ci-dessus : Une vue d’ensemble d’une église unique en Écosse! En effet, le site où a été érigée l’église « St Andrew’s and St George’s West » étant étroit, les bâtisseurs ont opté pour une forme elliptique… qui lui convient parfaitement.

N.-B. : Pour regarder le diaporama des photos présentées sur cette page, cliquez sur n’importe laquelle des photos.

Au terme de notre très intéressante exploration de la Scottish National Gallery, nous consultons le téléphone cellulaire de Céline pour obtenir le trajet pour nous rendre à l’église St Andrew’s and St George’s West Church.

Nous trouvons rapidement. Surprise. Il s’agit de l’église que nous avons photographiée lors de notre descente de la navette… une photo devant nous servir à retrouver l’arrêt du bus pour le retour à South Queensferry!

St Andrew's and St George's West Church, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : L’église « St Andrew’s and St George’s West » affiche un portique extérieur soutenu par quatre colonnes de style néoclassique et une haute flèche érigée en 1787. À l’époque, elle était la plus élevée de la ville.

Nous y entrons et sommes accueillis par une gentille dame qui nous remet un feuillet en français qui décrit très bien les points d’intérêts de l’église.

L’intérieur est plutôt petit et en forme elliptique, ce qui était unique en Écosse lors de sa construction en 1784.

« Notre église, mentionne le feuillet, fut construite au XVIIIe siècle, suivant le plan de la Nouvelle Ville géorgienne d’Édimbourg. Initialement connue sous le nom de l’église St Andrew, elle ouvrit ses portes en 1784 et fut ainsi la première église de la Nouvelle Ville. »

Lors de la rédaction de ce texte, nous nous sommes interrogés sur la signification de cette « Nouvelle Ville » mentionnée dans le feuillet.

L’encyclopédie libre Wikipédia nous a alors appris que : « La Nouvelle Ville est apparue au XVIIIe siècle comme solution aux problèmes de surpopulation dans la vieille ville d’Édimbourg.

Jusqu’alors la ville s’était développée sur le flanc de la colline descendant du château. En 1766, un concours fut lancé afin de tracer la nouvelle ville. Celui-ci fut remporté par James Craig (1739-1795)… un architecte de 22 ans.

Son idée était de créer un plan ordonné et rigide, ce qui correspondait aux idées de rationalité de l’époque des Lumières. L’artère principale était George Street, qui suit la crête naturelle au nord de la vieille ville. »

L’intérieur de l’église… tout en sobriété
L’église est de confession protestante et son intérieur est particulièrement sobre.

St Andrew's and St George’s West Church, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : La tribune de l’église et son « pupitre », la chaire de prédication, qui date de 1784.

Suspendues à la tribune avant, il y a deux bannières blanches qui attirent le regard. Celle de droite présente une croix celtique entourée de flammes rouges et dorées. On y lit les mots : « Yesterday, Today, Forever — Jesus Christ », c’est-à-dire « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et éternellement. »

St Andrew's and St George's West Church, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Nous avons demandé à ChatGPT la signification de cette bannière. Voici sa réponse : « La croix affichée sur cette bannière évoque le Christ et sa résurrection, tandis que les flammes symbolisent la présence du Saint-Esprit, feu vivant de la foi. La colombe blanche au centre rappelle la paix et la lumière que l’Esprit répand sur le monde. Ensemble, ces éléments expriment la permanence du message du Christ et la vitalité spirituelle de l’Église à travers le temps. »

St Andrew's and St George's West Church, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

St Andrew's and St George's West Church, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Le plafond supporte un très beau lustre. Par ailleurs, « la décoration du plafond présente des rosettes et des guirlandes comme celles que l’on retrouvait dans les demeures majestueuses en ce temps-là… le tout enrichi de chardons écossais », mentionne le feuillet explicatif de l’église.

Le « Grand Schisme de 1843 » – The Disruption of 1843
Pour bien comprendre ce qu’a été le « Grand schisme de 1843 » qui a eu lieu dans cette église, nous avons demandé à notre robot conversationnel, ChatGPT, une courte explication. Voici son intéressante réponse :

« En visitant l’église St Andrew’s and St George’s West, au cœur de la New Town d’Édimbourg, on pénètre un lieu chargé d’histoire spirituelle. C’est ici, en 1843, qu’eut lieu l’un des tournants majeurs du protestantisme écossais : le “grand schisme”, connu en anglais sous le nom de Disruption.

Depuis des années, un vif débat agitait l’Église d’Écosse : qui devait choisir les pasteurs des paroisses — l’État, au nom du droit de patronage, ou bien les fidèles eux-mêmes, sous l’autorité spirituelle du Christ?

Pour beaucoup de ministres, l’ingérence du pouvoir civil dans les affaires religieuses portait atteinte à la liberté de l’Église.

Le 18 mai 1843, lors de l’Assemblée générale tenue à Édimbourg, le pasteur Thomas Chalmers et près de cinq cents ministres quittèrent solennellement la salle, traversant George Street pour fonder une nouvelle Église : la Free Church of Scotland.

Leur geste, empreint de conviction et de sacrifice, affirmait que le Christ seul est chef de l’Église.

De cette rupture naquit un vaste mouvement de foi et de renouveau. Des églises libres surgirent à travers tout le pays, souvent construites par les fidèles eux-mêmes.

Près d’un siècle plus tard, en 1929, la plupart de ces communautés se réunirent avec l’Église d’Écosse, rétablissant ainsi une unité spirituelle.

Aujourd’hui, St Andrew’s and St George’s West incarne cette réconciliation. Là même où se préparait la séparation, résonne désormais un message d’unité et de continuité dans la foi, fidèle à la devise inscrite sur la bannière du sanctuaire : Yesterday, Today, Forever — Jesus Christ. »

Les magnifiques vitraux
Selon la mode de l’époque, les fenêtres étaient à l’origine des fenêtres à guillotine en verre transparent.

Toutefois, en 1890 les six fenêtres derrière le pupitre furent remplacées par des fenêtres affichant des vitraux!

St Andrew's and St George's West Church, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

St Andrew's and St George's West Church, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

St Andrew's and St George's West Church, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

St Andrew's and St George's West Church, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Quatre vitraux représentant les évangélistes Mathieu, Jean, Luc et Marc.

St Andrew's and St George's West Church, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Un vitrail titré « The Son of Man » réalisé par l’artiste Douglas Strachan (1875-1950) en 1934.

St Andrew's and St George's West Church, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Et un autre vitrail, celui-ci réalisé par Alfred A. Webster (1883-1915) en 1913 et titré « Les Béatitudes ».

St Andrew's and St George's West Church, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Un vitrail représentant le roi David avec sa harpe. « Son auréole et sa posture royale rappellent qu’il est à la fois roi d’Israël et psalmiste inspiré », mentionne ChatGPT… qui souligne de plus que « David avec sa harpe est un thème fréquent dans les églises d’Écosse, où la musique et les psaumes occupent une place centrale dans la liturgie ».

Une inscription au bas de chacun des vitraux indique qu’il s’agit de vitraux commémoratifs offerts en mémoire de notables d’Édimbourg.

Sous le vitrail du roi David, nous pouvons lire « Dedicated to the memory of Thomas Bruce WS by his son George, 1890 ».

Nous sortons et en nous éloignant nous avons une superbe vue sur la haute flèche de l’église.

St Andrew's and St George's West Church, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

St Andrew's and St George's West Church, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : La tour de l’église St Andrew’s and St George’s West se compose de trois étages : une base rectangulaire, un niveau central octogonal et un sommet circulaire surmontés d’une flèche… qui s’élève à environ 51 mètres, soit quelque 167 pieds.

Le monument Melville
Devant nous, à l’extrémité de la rue George, nous apercevons une haute colonne. Il s’agit du monument Melville qui prend place au centre du St Andrew’s Square.

Monument Melville, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Monument Melville, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Le monument Melville mesure 45 mètres de hauteur avec un chapiteau dorique, des cannelures verticales et est dominé à son sommet par une statue d’Henry Dundas (1742-1811)… une statue qui pèse 18 tonnes.

L’encyclopédie Wikipédia nous apprend que : « Le monument s’inspire de la Colonne Trajane à Rome et présente une statue sculptée par Robert Forrest (1790-1852) d’après l’œuvre originale de Francis Chantrey (1782-1841).

La construction du mémorial a débuté en 1821 et s’est achevée en 1827, après la mort d’Henry Dundas, éminent homme d’État écossais.

Comme plusieurs monuments dans le monde, la statue à l’effigie de Dundas a été recouverte de graffitis par des militants antiracistes, qui lui reprochent d’avoir freiné l’abolition de l’esclavage…

Ainsi en 2021, une plaque commémorative a été ajoutée pour reconnaître le rôle d’Henry Dundas dans le retard de l’abolition du commerce atlantique des esclaves! »

Nous nous sommes interrogés quant à savoir pourquoi le monument s’intitulait « Melville », alors qu’il est dominé par une statue d’Henry Dundas… Et bien, la réponse est simple, Henry Dundas, homme fort de l’administration britannique en Écosse, a été nommé plus tard 1er vicomte Melville!

Un dîner dans un pub célèbre d’Édimbourg
Il vente à écorner les boeufs! Jamais de notre vie nous n’avons affronté une telle force dans les rafales du dieu Éole!

Nous revenons sur nos pas jusqu’à la rue Hanover et entrons dans un pub, le « Milness Bar ».

La publicité internet du pub mentionne ceci : « Depuis 1910, le Milnes Bar est le pub de prédilection des légendes littéraires écossaises, un lieu où l’on débat de la vie et où l’on savoure la créativité qu’inspirent un (ou deux) whiskies. Ce pub historique est une véritable halte poétique, nichée à l’ombre du château d’Édimbourg et à cinq minutes du monument Scott. »

Milness Bar, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Milness Bar, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Un traditionnel « Fish and ship » et une Guinness pour moi, tandis que Céline opte pour un énorme sandwich avec un verre de vin!

Tout était délicieux.

En route pour le National Museum of Scotland marchant sur le Royal Mile
Nous sortons du pub et prenons la direction du National Museum of Scotland… où sont exposées les fameuses figurines de Lewis. Des pièces du jeu d’échecs datant du XIIe siècle, découvertes en 1831 sur l’île de Lewis, où nous ferons escale le 6 juin prochain.

Si la majorité des 78 pièces de jeu d’échecs sont exposées au British Museum de Londres, 11 d’entre elles sont aujourd’hui au musée national d’Écosse.

En cours de route, nous apercevons un magnifique édifice… datant d’une autre époque.

Il s’agit du New College, qui fait partie de l’Université d’Édimbourg.

Il est situé sur un monticule dans la vieille ville, surplombant la « Nouvelle Ville », d’où nous arrivons.

New College, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Le « New College », un bâtiment construit en 1846 qui est un élément emblématique de l’horizon de la ville d’Édimbourg. Le « New College » a été fondé par la « Free Church of Scotland » après la « Disruption » de 1843.

Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Une très belle plate-bande située sur la route en pente raide montant au New College.

Tout au haut de la pente que nous venons de gravir, se trouve un monument surmonté d’une statue en bronze. Il s’agit du « Mémorial de guerre des Black Watch ».

Mémorial des Black Watch, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Le mémorial a été érigé en l’honneur des soldats du régiment des Black Watch qui ont perdu la vie pendant la guerre des Boers (1899-1902) en Afrique du Sud. La statue en bronze, haute de plus de 3 mètres, a été sculptée par William Birnie Rhind (1853–1933). Elle a été dévoilée le 27 juin 1910.

Nous arrivons sur le Royal Mile, un nom populaire qui désigne une succession de rues qui forme l’artère principale de la vieille ville d’Édimbourg… une artère sur laquelle nous nous sommes promenés en 2013.

Nous passons devant une église, la cathédrale Saint-Gilles (avec un seul « l » en anglais, Saint Giles), un édifice construit en 1120 considéré comme l’église mère du presbytérianisme.

Il s’agit d’une église que nous avons visitée lors de notre passage à Édimbourg avec Voyages Lambert en 2013.

Pour lire notre texte, cliquez sur ce lien : La cathédrale Saint-Gilles et le Parlement écossais!

Cathédrale Saint-Gilles, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : L’édifice de la cathédrale Saint-Gilles est impressionnant, même si elle n’est pas strictement une cathédrale, car l’Église d’Écosse n’a pas d’évêques.

Nous croisons une autre statue.

Statue de David Hume, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Statue en bronze de David Hume (1711-1776), un philosophe écossais des Lumières, présentée ici dans un style gréco-romain, assis et tenant un livre. L’oeuvre est du sculpteur écossais Alexander Stoddart (1959- ). Comme on peut le constater, les touristes frottent souvent le gros orteil de la statue pour porter chance, ce qui a poli le bronze à cet endroit.

Un musée des plus éclectique : le National Museum of Scotland
Comme mentionné en introduction, le National Museum of Scotland, est un musée résultant de la fusion du « Musée de l’Écosse », consacré à l’histoire, aux antiquités, au peuple et à la culture de l’Écosse, et le « Musée royal » avec ses collections sur la science, la technologie, l’histoire naturelle et les cultures du monde. Le résultat de cette fusion donne une institution particulièrement éclectique.

National Museum of Scotland, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Le bâtiment abritant le Musée d’Écosse, datant de 1998, affiche un mélange de formes géométriques et de formes inspirées de Le Corbusier, ainsi que de nombreuses références à l’Écosse, tels la forme de broch (1) et les créneaux. Le bâtiment est recouvert de grès doré de Moray, une référence à la géologie écossaise. (Photo provenant de Wikipédia)

(1) : Un broch est une construction en pierre sèche en forme de tour conique et creuse, datant de la fin de l’âge du fer britannique (100 av. J.-C. à 300 ans de notre ère), que l’on trouve en grand nombre et exclusivement dans les Highlands de l’Écosse et les archipels des Hébrides, des Orcades et des Shetlands. (Source : Wikipédia)

Nous entrons. Il s’agit d’un autre musée dont l’entrée est gratuite.

Il y a toutes sortes d’objets : des tableaux, des sculptures, des triptyques, des tombeaux, de la machinerie, des avions, des trains, de la vaisselle… etc.

Le premier objet devant lequel nous nous arrêtons est une harpe. Il s’agit de la harpe de Marie Stuart (1542-1587)!

National Museum of Scotland, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : L’affichette du musée indique qu’il s’agit d’une harpe écossaise ancienne qui est l’une des trois plus anciennes harpes gaéliques encore existantes. « On pense que cet instrument date du XVe siècle et qu’il est originaire d’Argyll, dans le sud-ouest de l’Écosse. La harpe est l’un des instruments nationaux de l’Écosse. »

L’affichette mentionne également que Marie Stuart, reine d’Écosse, était une musicienne qui savait chanter et jouer du luth, du virginal et de la harpe.

Parlant de Marie Stuart, nous arrivons justement devant un gisant sculpté à son image.

National Museum of Scotland, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

National Museum of Scotland, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

National Museum of Scotland, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Le tombeau de Marie Stuart, reine d’Écosse. Le moulage de l’œuvre originale est conservé à l’abbaye de Westminster à Londres. Il a été réalisé entre 1606 et 1612 par Cornelius Cure (décédé en 1607)… et achevé par son fils “William Cure the Younger”.  Jacques VI (1566-1625) fit ériger ce tombeau somptueux, peut-être en partie pour apaiser sa culpabilité d’avoir pris ses distances avec sa mère de son vivant. Ce tombeau symbolisait sa réhabilitation, de nombreuses années après l’exécution de sa mère en 1587.

National Museum of Scotland, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : L’affichette nous indique que cette tapisserie a été commandée dans le cadre d’un projet visant à intégrer l’art contemporain aux expositions du Musée d’Écosse. Conçue par Kate Whiteford (1952- ), l’œuvre tire son titre de « The Corryvrechan Tapestry » du célèbre tourbillon situé au nord de l’île de Jura et reflète la fascination de l’artiste pour les signes et symboles des civilisations anciennes.

Il est également précisé que « Whiteford, qui a conçu la tapisserie spécialement pour l’ouverture du Musée d’Écosse (aujourd’hui Musée national d’Écosse) en 1998, estime que la tapisserie “reflète l’énergie potentielle des courants croisés, anciens et modernes, présents au sein du musée et dans la société contemporaine”. »

Nous nous informons auprès d’une employée du musée de l’endroit où sont exposées les fameuses figurines de Lewis! Elle nous indique la pièce tout juste à côté d’où nous nous trouvons!

Wow!

National Museum of Scotland, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Le musée précise que « ces pièces d’échec ont probablement été fabriquées vers 1200 en Norvège. À cette époque, Lewis faisait partie du royaume scandinavo-gaélique des Îles, qui englobait des îles et des terres le long de la côte ouest de l’Écosse, ainsi que l’île de Man. L’influence scandinave était forte dans la région et la Norvège contrôlait ce royaume. »

C’est au cours de ses lectures que Céline a pris connaissance de ces figurines.

« En effet peut-on lire sur Wikipédia, les figurines de Lewis apparaissent dans deux romans de Peter May (1951- ) : dans “L’Île des chasseurs d’oiseaux”, et dans “Le Braconnier du lac perdu”, dont le titre original est »The Chessmen », soit « les pièces d’échecs ».

Dans le premier roman, l’auteur raconte les circonstances de la découverte de ces figurines. Dans le second, l’un des personnages en sculpte des reproductions, destinées à être utilisées pour une animation touristique!

Le toit-terrasse du National Museum of Scotland
Lors de ses recherches pour préparer notre escale à Édimbourg et notre visite du National Museum of Scotland, Céline a souligné à gros trait qu’il nous fallait absolument monter sur le toit-terrasse du musée pour admirer la vue sur les remparts… et sur la vieille ville d’Édimbourg!

Nous trouvons l’ascenseur… qui est bondé. Dans la cabine d’ascenseur, où nous sommes à l’étroit, nous rencontrons un homme qui, nous entendant parler en français, nous interpelle dans notre langue. Il est Portugais et nous engageons une discussion sur son pays et le nôtre. Une courte discussion, mais très intéressante.

Nous sortons à l’extérieur où le vent n’a rien perdu de sa violence! Mais, la vue est superbe, notamment sur le château d’Édimbourg!

Château d’Édimbourg, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Château d’Édimbourg, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photos ci-dessus : Le château d’Édimbourg est perché au sommet de « Castle Rock », un ancien bouchon volcanique, et il domine la capitale écossaise. Il fait partie des sites du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Et au loin nous voyons un clocher… que l’intelligence artificielle a identifié pour nous comme étant celui de l’ancienne église de Tolbooth, aujourd’hui connue sous le nom de The Hub.

The Hub, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : « The Hub » est un bâtiment de style gothique qui a été achevé en 1844. Il se trouve au sommet du « Royal Mile » et sa flèche est le point le plus élevé du centre-ville d’Édimbourg… L’édifice a servi de salle de réunion pour l’Assemblée générale de l’Église d’Écosse de 1929 au milieu des années 1980. Depuis, il abrite le « Festival international d’Édimbourg ».

Puis, nous apercevons un dôme… soit celui du McEwan Hall, qui fait partie de l’Université d’Édimbourg.

Dôme du McEwan Hall, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Le dôme du McEwan Hall… le lieu de cérémonie pour les remises de diplômes et d’autres événements universitaires.

Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Une vue sur les toits de la vieille ville d’Édimbourg qui est connue pour son architecture médiévale et néoclassique. Les toits sont caractérisés par de nombreuses cheminées en brique, un élément architectural typique de la capitale de l’Écosse.

À suivre…
Poursuite de nos découvertes au National Museum of Scotland… et retour particulièrement compliqué au bateau.

Nymphe et Faune, National Museum of Scotland, Édimbourg, Écosse, Royaume-Uni

Photo ci-dessus : Une sculpture intitulée « Nymphe et Faune », une oeuvre en plomb datant de 1914 du sculpteur Charles Hodge Mackie (1862-1920). Cette statue ornait à l’origine un bassin de jardin à Murrayfield, près d’Édimbourg. Aujourd’hui, elle est conservée au Musée national d’Écosse.

Pour lire les autres textes de notre croisière, cliquez sur ce lien : Nos textes relatifs à une longue croisière sur les côtes de la Norvège et autour des îles Britanniques en mai et juin 2025.

Pour lire les autres textes de notre périple amorcé à Rotterdam avant de prendre la mer, cliquez sur ce lien : Nos textes relatifs à un séjour de cinq jours à Rotterdam au Pays-Bas en mai 2025.

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