
Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault
Voici le 37e d’une série de reportages sur une magnifique odyssée qui nous a menés, dans un premier temps, à Rotterdam aux Pays-Bas, puis en croisière en Norvège, jusqu’au-delà du cercle polaire, par la suite au Royaume-Uni et en Irlande et finalement, après la descente du bateau, à Amsterdam également aux Pays-Bas. Un inoubliable périple réalisé du 12 mai au 19 juin 2025.
Douvres – Canterbury, Angleterre, Royaume-Uni, le samedi 31 mai 2025 – Ce matin, notre bateau jette l’ancre dans le port de Douvres en Angleterre. Notre croisière prévoit deux escales à ce port, aujourd’hui et le 14 juin.
C’est une chance, car il va de soi que nous voulons visiter la ville de Douvres, mais aussi nous rendre à la cathédrale de Canterbury, sise à seulement 25 kilomètres du port où notre bateau est amarré.
Pour cette visite à Canterbury, nous avons acheté une excursion offerte par Holland America Line. Celle-ci dure 4 heures, incluant l’aller-retour en autocar.
Canterbury est une ville médiévale, dont la population est d’environ 69 000 habitants. Elle est le site d’une magnifique cathédrale anglicane inscrite à la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
La construction de la cathédrale a commencé au XIe siècle, en 1070, et s’est achevée au XVe siècle. C’est un bâtiment dont la construction a été étalée sur plusieurs siècles, avec des ajouts et des reconstructions majeures, notamment après un incendie dévastateur en 1174.
Elle abrite une quantité impressionnante de vitraux (qui occupent d’ailleurs près 1 200 mètres carrés) et un nombre hallucinant de tombes et de monuments funéraires, dont plusieurs sont impressionnants.
Photo ci-dessus : Un magnifique vitrail moderne… Il date de 1960 et est connu sous le nom de « Fenêtre de Sauveur ». On y voit deux colombes sur les médaillons, elles sont des messagères célestes annonçant la libération au monde; de part et d’autre, les deux portes de la prison ont été brusquement ouvertes par l’ange qui les surplombe, des fragments de métal et de chaîne volent sous l’impact, une allusion à la Seconde Guerre mondiale. Entre les portes, le prisonnier libéré est accueilli par sa femme et sa fille!
N.-B. : Pour regarder le diaporama des photos présentées sur cette page, cliquez sur n’importe laquelle des photos.
Nous continuons toujours notre exploration de la gigantesque et magnifique cathédrale de Canterbury…
Nous nous arrêtons devant un pilier du choeur qui est décoré de nombreuses sculptures polychromes. L’ensemble est impressionnant!
« Le chœur de la cathédrale de Canterbury a été transformé au XIXᵉ siècle, réaménagé dans les années 1840–1850 par l’architecte George Gilbert Scott (1811-1878) et l’atelier du sculpteur belge Theodore Phyffers (1821-1876) », nous apprend le robot conversationnel ChatGPT.
« Les piliers médiévaux ont été garnis de canopées néogothiques contenant des statues polychromes de saints, de rois et de figures bibliques, destinées à redonner au chœur son éclat d’origine.
Ces statues font partie du vaste programme victorien consistant à : réenrichir le chœur en s’inspirant du style gothique du XIVᵉ siècle, reconstituer l’ambiance médiévale détruite ou altérée après la Réforme et honorer des figures religieuses et historiques liées à l’histoire du diocèse de Canterbury et de l’Angleterre chrétienne. »
Photos ci-dessus : Les statues du pilier du choeur que nous admirons affichent des couleurs vives, comme le rouge, le bleu et l’or, des couleurs qui sont caractéristiques de la polychromie du XIXᵉ siècle, précise ChatGPT. On retrouve parmi les personnages des rois en armure, des saints, des évêques et des femmes bibliques…
Photos ci-dessus : Les statues du chœur de Canterbury sont des créations victoriennes, et, aussi surprenant que cela puisse paraître, la cathédrale n’a jamais fourni une liste officielle des personnages apparaissant sur chaque pilier.
Nous nous retrouvons devant deux vitraux modernes… de toute beauté.
Ces vitraux sont nommés « Fenêtre de la Paix » et « Fenêtre du Sauveur ». Ils sont situés dans le transept sud-est de la cathédrale et ils ont tous les deux été réalisés en 1960 par l’artiste réfugié hongrois Ervin Bossanyi (1891-1975).
Ces vitraux ont remplacé des vitraux victoriens détruits lors des bombardements de la Seconde Guerre mondiale.
Photo ci-dessus : Ce vitrail coloré est la « Fenêtre de la Paix ». On y voit le Christ en gloire accueillant des enfants de toutes les nations, soulignant ainsi l’importance de l’unité mondiale.
Photo ci-dessus : Quant à celui-ci, il est connu comme la « Fenêtre du Sauveur ». On y voit deux colombes sur les médaillons, elles sont des messagères célestes annonçant la libération au monde; de part et d’autre, les deux portes de la prison ont été brusquement ouvertes par l’ange qui les surplombe, des fragments de métal et de chaîne volent sous l’impact, une allusion à la Seconde Guerre mondiale. Entre les portes, le prisonnier libéré est accueilli par sa femme et sa fille. Deux autres prisonniers se trouvent en dessous, l’un d’eux tenant une bible, témoignant de sa foi.

Photos ci-dessus : Un vitrail circulaire dans la partie supérieure de la cathédrale.
Photo ci-dessus : Puis, toujours dans la partie supérieure, un autre très beau vitrail.
Photos ci-dessus : Deux autres des très nombreux vitraux de la cathédrale de Canterbury.
Photo ci-dessus : Un texte décrivant le symbolisme religieux des vitraux réalisés par Ervin Bossanyi.
Photo ci-dessus : Une collection de « cierges pascals », ces grands cierges ornés, bénis et allumés au début de la Vigile pascale, la nuit de Pâques, pour célébrer la Résurrection de Jésus-Christ. Ils symbolisent le Christ ressuscité, vainqueur de la mort, et représentent la lumière de la foi dans l’obscurité. Chaque cierge pascal est traditionnellement marqué d’une croix, des lettres grecques Alpha et Oméga et des chiffres de l’année en cours.
Photos ci-dessus : Le tombeau grillagé d’Édouard de Woodstock, mieux connu sous le nom d’Édouard, le Prince Noir. Édouard était le fils aîné du roi Édouard III d’Angleterre et un commandant militaire à succès pendant la guerre de Cent Ans. Le Prince Noir est décédé en 1376, avant son père, et n’est donc jamais devenu roi d’Angleterre. Le gisant en cuivre doré le représente en armure complète, et il est considéré comme l’une des rares effigies médiévales en métal coulé qui soit parvenue intacte jusqu’à nos jours.
Photos ci-dessus : Des vitraux d’une netteté impressionnante. Il s’agit d’exemples d’art gothique, caractérisé par des couleurs vives et des détails complexes. Les personnages représentés sont vêtus de robes colorées typiques de l’époque médiévale.
Photo ci-dessus : Une toute petite sculpture montrant la mise au tombeau du Christ. Il s’agit d’une copie en bronze d’une œuvre originale en bois, sculptée en Ouganda par Rosemary Namuli Karuga (1928-2021). Elle représente quatre femmes (ou peut-être des hommes, à en juger par la taille de leurs mains) portant le corps du Christ. L’oeuvre a été offerte en 1982 au doyen de la cathédrale, Victor de Waal (1929- ).
Photo ci-dessus : Un autel liturgique moderne, sobre dans sa forme, mais riche par le travail textile qui le recouvre. Il contraste volontairement avec l’architecture romane environnante : colonnes massives, pierre sombre, et vitraux médiévaux en arrière-plan.
Photo ci-dessus : Un beau bouquet de fleurs.
Photos ci-dessus : Encore un autre très beau vitrail.
Nous sommes dans la chapelle des « Saints et des Martyrs ». Il y a un tableau peint sur bois.
Il est une icône des « Sept Martyrs de la Confrérie mélanésienne ».
Photo ci-dessus : Les « Sept Martyrs de la Confrérie mélanésienne » montre sept frères anglicans qui ont été tués en avril 2003 alors qu’ils tentaient de rétablir la paix pendant un conflit ethnique dans les îles Salomon. Ils ont été capturés et assassinés par des militants sur la côte de Guadalcanal après qu’un premier frère, Nathaniel, ait disparu lors d’une mission de paix. Leur sacrifice a eu un impact profond sur la nation et a finalement contribué à ramener la paix dans la région.
Photos ci-dessus : Un autre monument funéraire surmonté d’un gisant. Celui-ci, en marbre blanc, représente l’image d’Archibald Campbell Tait (1811-1882), qui fut archevêque de Canterbury en 1868.
Nous sortons à 10 h 45… époustouflés par notre visite de cette remarquable cathédrale. Au fil des ans et de nos voyages, nous avons visité un grand nombre de très célèbres cathédrales, celle de Canterbury file dès maintenant au sommet du classement des plus beaux édifices religieux que nous avons vus.
Photo ci-dessus : Nous marchons devant la très longue cathédrale.
Nous y allons d’une pause santé et nous nous promenons sur le site des jardins de la cathédrale, « The Friend’s Garden », où il y a une sculpture de cheval et une statue intitulée « The Buffs ». Il y a aussi des murailles qui entourent le site, dont une partie est effondrée…
Le Cheval de Guerre de Canterbury
Nous croisons une sculpture en bois qui représente un cheval. Il s’agit du « Cheval de Guerre de Canterbury ».
L’affiche indique : « Plus de huit millions de chevaux périrent durant la Première Guerre mondiale, dont beaucoup traversèrent le Kent en route vers le continent.
Le Cheval de Guerre de Canterbury symbolise le conflit et la perte de vies humaines et animales sans tomber dans le littéralisme. Il est présenté avec dignité, la tête inclinée en signe de respect et de solennité dans ce lieu de recueillement, de réflexion et de souvenir.
Ce projet ambitieux est le fruit d’un partenariat entre l’École des Arts Visuels de Canterbury et la Cathédrale de Canterbury, ainsi que d’une collaboration entre étudiants, enseignants, et les départements techniques et d’ingénierie du collège. »
Photo ci-dessus : Le magnifique « Cheval de Guerre de Canterbury », une sculpture en bois de six mètres de haut. Cette sculpture, créée par des étudiants de l’EKC Canterbury College, s’inspire du roman « Cheval de guerre » de Michael Morpurgo et invite au recueillement sur le sacrifice des animaux durant la guerre.
Monument The Buffs
Tout près de la sculpture du cheval, il y a une statue commémorative dédiée aux soldats du régiment The Buffs (Royal East Kent Regiment).
Photos ci-dessus : La statue représente un soldat de la Première Guerre mondiale appartenant au régiment de « The Buffs »… un surnom hérité en raison des manteaux de couleur chamois qui lui avaient été attribués lors de son premier service à l’étranger. L’artiste Peter Birkett est celui qui a réalisé la sculpture.
Photos ci-dessus : Sur le terrain de la cathédrale de Canterbury, il y a les ruines de l’infirmerie du prieuré monastique qui entourait la cathédrale au moyen-âge.
De retour à l’autocar
Nous reprenons la rue piétonne St George’s Street, où il y a foule, et nous amorçons le trajet pour revenir vers le stationnement des autocars.
En cours de route, nous nous arrêtons devant la tour Saint-Georges, un vestige médiéval de l’église St George the Martyr à Canterbury.
Photo ci-dessus : La tour St George est tout ce qui reste de l’église d’origine qui a été détruite lors d’un raid aérien pendant la Seconde Guerre mondiale en 1942. Elle est construite en silex avec des pierres de taille occasionnelles. Une horloge est fixée à l’extérieur de la tour.
Photo ci-dessus : Sur la pierre de la tour, une plaque métallique a été installée honorant la mémoire de l’auteur de pièces de théâtre Christopher Marlowe.
La St George’s Tower est le seul vestige de l’église où Marlowe a été baptisé le 26 février 1564. La plaque vient honorer l’un des plus grands dramaturges élisabéthains, un natif de la ville.
Nous nous assoyons sur un banc, il est trop tôt pour se rendre au car.
Des deux côtés de la rue piétonne, il y a des boutiques, des commerces, des restaurants… et c’est très achalandé.
Sur la rue piétonne, il y a également une multitude de Food Trucks, dont le personnel est à préparer la nourriture, car l’heure du dîner approche.
Il fait chaud, nous achetons une bouteille d’eau.
Photo ci-dessus : Une sculpture en bronze représente un agneau debout sur une souche d’arbre. L’oeuvre s’intitule « Lamb » et a été réalisée par le sculpteur écossais Kenny Hunter (1962- ).
Photo ci-dessus : Sur la rue Saint George, nous passons devant une succursale de la « Lloyds Bank », une grande banque de détail et commerciale britannique.
Photos ci-dessus : Le mémorial de guerre de Canterbury est un impressionnant monument en pierre de Doulting avec une croix runique. Sur la plaque nous pouvons lire : « En hommage reconnaissant aux officiers, sous-officiers et hommes de Canterbury qui ont donné leur vie pour Dieu, le Roi et la patrie durant la Grande Guerre de 1914-1919. »
Le site Internet « warmemorialonline.org.uk » précise que le mémorial de guerre de Canterbury a été conçu par l’architecte britannique Arthur Beresford Pite (1861-1934).
Il a été inauguré le 10 octobre 1921 par le maréchal Douglas Haig, 1er comte Haig, et consacré par l’archevêque de Canterbury!
Photo ci-dessus : La petite ville de Canterbury affiche quelques belles maisons à colombages.
Photo ci-dessus : Un bâtiment de la rue « Mercy Lane ».
Photo ci-dessus : Un dernier regard sur la cathédrale!
Finalement, nous filons vers le stationnement des autocars… et nous montons dès qu’il arrive à 11 h 45. Le chauffeur met son véhicule en marche sur le coup de midi.
À suivre…
Retour vers le bateau… et un arrêt-photo avec vue sur le superbe château de Douvres, le plus imposant château d’Angleterre. Puis retour sur le bateau.
Photo ci-dessus : L’impressionnant château de Douvres est situé sur une colline dominant la Manche. Guillaume le Conquérant a étendu des fortifications existantes à cet endroit en 1066, mais c’est Henri II qui en a fait le château actuel en y ajoutant, vers 1180, le donjon entouré d’un mur d’enceinte.
Pour lire les autres textes de notre croisière, cliquez sur ce lien : Nos textes relatifs à une longue croisière sur les côtes de la Norvège et autour des îles Britanniques en mai et juin 2025.
Pour lire les autres textes de notre périple amorcé à Rotterdam avant de prendre la mer, cliquez sur ce lien : Nos textes relatifs à un séjour de cinq jours à Rotterdam au Pays-Bas en mai 2025.






