
Texte, recherches et photos de Céline et Jacques Lanciault
Voici le 47e d’une série de reportages sur une magnifique odyssée qui nous a menés, dans un premier temps, à Rotterdam aux Pays-Bas, puis en croisière en Norvège, jusqu’au-delà du cercle polaire, par la suite au Royaume-Uni et en Irlande et finalement, après la descente du bateau, à Amsterdam également aux Pays-Bas. Un inoubliable périple réalisé du 12 mai au 19 juin 2025.
Stornoway – Port of Ness, île de Lewis, Hébrides Extérieures, Écosse, Royaume-Uni, le vendredi 6 juin 2025 – Voilà, nous y sommes! L’escale d’aujourd’hui de notre croisière est celle que nous attendions avec le plus d’impatience!
Notre bateau, le Nieuw Statendam de la compagnie Holland America Line s’amarre au tout nouveau terminal en eau profonde de Stornoway sur l’île de Lewis en Écosse.
D’ici, ce matin, nous partons en excursion pour la « Butt of Lewis », son phare magnifique et ses falaises époustouflantes donnant sur la mer. Puis, dans un deuxième temps, l’excursion nous mènera à « Port of Ness »… où nous marcherons sur une plage de sable blanc. Wow!
Cette escale, Céline était intarissable à son sujet! Il faut préciser qu’elle s’y est rendue à de nombreuses reprises, en pensée toujours, grâce à la lecture de la trilogie de romans policiers de l’auteur écossais Peter May : « L’Île des chasseurs d’oiseaux » (The Blackhouse – 2009), L’homme de Lewis (The Lewis Man – 2011) et « Le braconnier du lac perdu » ( The Chessmen – 2012). Aujourd’hui, elle aura l’occasion d’y fouler le sol et d’admirer l’incomparable beauté du paysage!
Port of Ness est la partie nord de l’île de Lewis, la plus grande île de l’archipel des Hébrides Extérieures en Écosse. Un endroit où la vie n’a rien à voir avec celle qui s’écoule dans le reste de l’Écosse.
D’ailleurs, notre guide pour cette excursion n’aura de cesse de nous mentionner qu’aujourd’hui, la vie sur l’île de Lewis y est très différente par rapport au reste de l’Écosse avec l’observance du sabbat chrétien, l’usage de la langue gaélique et l’exploitation plus importante qu’ailleurs de la tourbe.
L’île de Lewis, nous avait-on prévenus est sans cesse balayée par les âpres vents du large, les vents les plus forts d’Europe disait-on. Chanceux, lors de notre passage, Éole était presque au repos.
D’ailleurs, il eût été fort difficile d’avoir une « Dame nature » plus « de notre bord » que cela pour cette excursion au sommet des falaises, devant une mer tout aussi bleue que le ciel qui la couvrait!
Photo ci-dessus : Un peu de vent, quelques petits nuages dans un ciel azur, une mer offrant toutes les teintes de bleu. La nature, cette grande artiste, nous a gâtés!
N.-B. : Pour regarder le diaporama des photos présentées sur cette page, cliquez sur n’importe laquelle des photos.
Le son strident de l’alarme de notre réveille-matin se fait entendre dès 5 h 40 ce matin!
Nous n’avions pas le choix, car le rendez-vous pour le départ de l’excursion est à 8 h 15 au World Stage, la salle de spectacle du bateau, et il faut avoir pris notre petit-déjeuner auparavant.
À notre réveil, une agréable surprise nous attendait lors de l’ouverture des rideaux de la cabine : le soleil inonde le ciel de ses rayons, et ce, même si quelques nuages vont et viennent allègrement.
Malgré ce soleil, ce ne sera pas chaud, les météorologues prévoient un maximum de 13 degrés Celsius pour la journée… et de la pluie en deuxième partie d’après-midi!
Encore, nous devrons nous vêtir chaudement même si nous sommes de plain-pied en juin!
Lorsque nous arrivons au Lido Market, le restaurant buffet du bateau pour le petit-déjeuner, le navire est justement à s’amarrer au tout nouveau port de croisière de Stornoway, le Deep Water Terminal.
Ici, tout respire le neuf. En fait, la construction n’est pas encore terminée.
Au final, les installations polyvalentes du nouveau terminal en eau profonde comprendront un poste d’amarrage pour des navires comme le nôtre, c’est-à-dire mesurant jusqu’à 360 mètres de long (le Nieuw Statendam s’étire sur un peu moins de 300 mètres).
Dans ce port d’une profondeur de 10 mètres d’eau, il y aura un quai pour les traversiers et 6,5 hectares de terrain seront dédiés au déchargement et au stockage des marchandises et à la réalisation de toutes sortes d’activités industrielles.
Au terme d’un agréable petit-déjeuner, nous nous rendons au World Stage, lieu du « meeting point » pour les excursions. Il y a foule, car il y a beaucoup d’excursions organisées par Holland America Line.
La nôtre est titrée : « The Lewis Lighthouse and Northern Beaches Scenic Drive »!
Malgré tout, notre groupe est appelé rapidement. Il est à peine 8 h 25 lorsque nous grimpons dans l’autocar numéro 14!
Dès 8 h 40, notre chauffeur, Bob, met son véhicule en marche.
Notre guide se présente. Elle se nomme Katrina… et elle a un fort accent qui n’est pas britannique. Elle souligne qu’elle est gaélophone… « comme pratiquement tous les habitants de l’île de Lewis », précise-t-elle.
D’entrée de jeu, elle nous informe que :
L’île de Lewis est la plus grande île des Hébrides Extérieures… un archipel qui compte 119 îles, dont seulement 14 sont habitées;
Les Hébrides Extérieures sont les terres les plus à l’ouest de l’Écosse;
Il s’agit d’un territoire hostile, avec des falaises balayées par de forts vents, de nombreux cours d’eau, où les rivages occidentaux sont bordés de longues plages de sable blanc enjolivées par des fleurs sauvages (machair);
La « machair » est un type de paysage qui prend place sur les bords de mer fertiles et de faible altitude que l’on trouve en Écosse et en Irlande, et notamment dans les Hébrides extérieures;
On retrouve ici de vastes étendues de tourbières et des pierres datant de plus de 6000 ans;
C’est ici qu’habite la plus grande communauté de gaélophones d’Écosse;
Avec fierté, elle nous informe que le National Geographic a désigné les Hébrides extérieures comme l’une des plus belles destinations du monde pour les voyageurs en 2025;
Stornoway, où le bateau s’est amarré, est le centre administratif de l’île de Lewis et est une ville qui compte sur plus de 9 000 habitants.
Le paysage qui s’offre à nous des fenêtres panoramiques de l’autocar est désertique. Sur notre route, il y a peu de maisons, peu d’arbres, mais beaucoup d’éoliennes!
Les panneaux de circulation sont bilingues, anglais et gaéliques, mais avec une prédominance en gaélique dont les caractères sont beaucoup plus gros.
Nous traversons de petites villes où souvent les maisons sont grises et âgées avec de petits jardins et quelques fleurs pour chacune d’elles.
Nous croisons de petites fermes et de nombreux moutons dans les champs.
Notre guide souligne que nous traversons la vallée de la rivière aux saumons.
Il est 9 heures, et nous voyons des enfants qui entrent dans une école.
Malgré le peu de population de l’île, nous sommes surpris de constater qu’il y a tout de même beaucoup de circulation automobile. Il faut dire que nous filons plein nord sur la seule route principale de l’île.
Notre guide attire notre attention sur des tourbières qui s’étendent à perte de vue.
Nous traversons un village où il y a une école, une église, quelques maisons et des vaches… avec en arrière-plan, la mer.
Katrina mentionne que le printemps actuel est le plus sec depuis 60 ans. Elle ajoute que nous sommes chanceux, car le soleil est présent aujourd’hui… après une absence d’une semaine.
Nous voyons des kilomètres de murets de pierres qui délimitent les vastes terrains.
En bordure de la route, il y a beaucoup d’ajoncs, exactement comme nous en avions vu lors de notre grand tour des îles britanniques en 2013.
Nous traversons d’autres villages, un peu plus grand ceux-là où il y a des maisons bien entretenues… et d’autres, totalement délabrées, voire parfois abandonnées.
Céline me chuchote à l’oreille que nous avons déjà vu des photos de ces paysages dans le magnifique livre de photographies intitulé « L’Écosse de Peter May ».
Ce livre, publié par les « Éditions du Rouergue », contient de superbes photos de David Wilson, capturant l’atmosphère sauvage et mélancolique des lieux qui ont inspiré l’auteur Peter May.
Notre guide lance que nous roulons sur la Ness Coastal Way. Elle attire notre attention sur les vagues et les plages ainsi que sur un phare au loin, précisant que nous approchons de notre destination du « Butt of Lewis ».
Quelques minutes plus tard, l’autocar s’immobilise tout près du fameux phare.
Il est 9 h 40 lorsque nous descendons, alors que notre guide nous informe que nous allons repartir dans 30 minutes!
Le phare est très impressionnant!
Il a été conçu par l’ingénieur civil écossais David Stevenson (1815-1886) et érigé au nord de l’île en 1860 pour l’aide à la navigation dans l’entrée nord du bras de mer nommé The Minch, mentionne l’encyclopédie Wikipédia.
« Inhabituel pour un phare écossais, il est construit de brique rouge et n’est pas peint. Il a été mis en service en 1862… et électrifié en 1976. »
Photos ci-dessus : Le phare du « Butt of Lewis » est majestueux. Il culmine à 121 pieds de hauteur et il a dû être restauré récemment, car il est superbe.
Il est entouré de falaises spectaculaires.
Photos ci-dessus : L’écume du ressac s’éparpillant autour des éperons rocheux… un spectacle duquel il est difficile d’arracher notre regard.
Photos ci-dessus : La nature a été le maître d’oeuvre de cette magnifique piscine à l’eau de mer!

Photos ci-dessus : Le magnifique contraste entre le bleu de l’eau de mer et le brun de plusieurs tons des rochers.
Photos ci-dessus : Ciel, mer, rocher, végétation… tout pour le plaisir des oiseaux!
Photos ci-dessus : Jamais Céline n’avait imaginé aussi belle température pour enfin fouler cet endroit de rêve!
C’est un superbe endroit : des falaises escarpées, une mer bleue, un ciel azur et une luminosité époustouflante.
Photos ci-dessus : L’endroit est rêvé pour les oiseaux!
Photos ci-dessus : La piscine à l’eau de mer vue de plus près.
Photos ci-dessus : Les blocs de rochers qui nous rappellent vaguement la « Chaussée des géants ».
Photos ci-dessus : Les vagues se brisent sur les rochers générant une écume de mer magnifique sur le bleu de l’eau.
Photos ci-dessus : Nous ressentons un besoin irrépressible de nous immortaliser en ces lieux!
Photos ci-dessus : Un tapis d’écume en furie entourant les rochers.

Photos ci-dessus : Une mer laiteuse sculptée par le choc incessant des vagues, les contrastes naissant de la variation des couleurs des végétaux par rapport aux minéraux… La nature dans toute sa splendeur.
Photos ci-dessus : Magnifique!
Photos ci-dessus : Époustouflant! Que dire d’autre?
Photo ci-dessus : Et pour la première fois de ma vie, j’éprouve un terrible vertige à voir des gens s’approcher du bord de la falaise.
Photos ci-dessus : La houle réduite en mousse contre la côte abrupte!
Photo ci-dessus : Céline au milieu des rochers.
Photos ci-dessus : Le très beau phare du Butt of Lewis a été exploité avec des gardiens résidents jusqu’en 1998, date à laquelle les systèmes automatisés ont remplacé l’exploitation manuelle.
Photo ci-dessus : Les bâtiments entourant le phare.
Photos ci-dessus : Le très long plateau qui nous mène aux falaises et à la mer!
Photo ci-dessus : Vivre à l’extrémité nord de l’île de Lewis, « Living on the edge of the Butt of Lewis », signifie s’immerger dans la beauté sauvage et brute de l’Atlantique, affronter des vents violents, admirer des falaises impressionnantes, découvrir une histoire millénaire, explorer des habitats uniques comme le « machair »… tout en se sentant véritablement au bout du monde, avec des vues imprenables sur l’océan!
Nous repartons à 10 h 15.
À suivre…
Route pour « Port of Ness », la deuxième partie de l’excursion où nous marcherons sur une plage de sable blanc. Puis après un dîner sur le bateau, nous nous rendrons dans une belle promenade sous la pluie au château de Lews, un château de l’époque victorienne.
Photo ci-dessus : La plage de « Port of Ness » est une large étendue de sable située à l’extrémité nord de l’Île de Lewis offrant des vues magnifiques.
Pour lire les autres textes de notre croisière, cliquez sur ce lien : Nos textes relatifs à une longue croisière sur les côtes de la Norvège et autour des îles Britanniques en mai et juin 2025.
Pour lire les autres textes de notre périple amorcé à Rotterdam avant de prendre la mer, cliquez sur ce lien : Nos textes relatifs à un séjour de cinq jours à Rotterdam au Pays-Bas en mai 2025.






